Yves Viollier
Aminthe et Marie, deux soeurs célibataires, âgées d’environ 80 ans, habitent ensemble dans leur maison de famille.
Elles y mènent une vie tranquille, avec toutefois beaucoup de chamailleries entre elles…
Jusqu’au jour où, dans le cadre d’un projet de rénovation du quartier, des promoteurs immobiliers, appuyés par le Maire, leur mettant la pression pour qu’elles leur vende leur maison. Mais c’est sans compter sur l’opiniâtreté des deux soeurs, qui sont bien décidées à « ne pas lâcher ».
Quelques jours avant la Toussaint, les deux soeurs décident d’aller amener des chrysanthèmes sur les tombes de plusieurs membres de leur famille, dans différents cimetières de villages situés à quelque kilomètres de là où elles habitent. Mais, à bord de leur vieille 4L, conduite par Aminthe, elles prennent la mauvaise sortie à un rond-point et, croyant pouvoir rejoindre le prochain cimetière par un autre chemin, elles perdent du temps et se laissent surprendre par la nuit…
A leur grande stupéfaction, elles se retrouvent « au milieu du marais » et finissent par atteindre l’esplanade d’un village aménagée en parking, où elles décident de passer la nuit dans leur 4L.
Le lendemain leur périple continue, au hasard de leurs « erreurs d’aiguillage ».. jusqu’au moment où elles tombent en panne sèche dans une village , trop loin d’une station service pour s’y rendre à pied.
Elles passent alors une deuxième nuit dans leur voiture, où l’odeur des chrysanthèmes (restés dans le véhicule du fait de leur erreur d’itinéraire) devient de plus en plus forte.
Au petit matin, l’homme à qui elles avaient demandé la veille où se trouvait la station essence la plus proche reconnaît leur 4L et les amène à une auberge où un petit-déjeuner leur est servi.
Peu de temps après, elles ont la surprise de voir débarquer les gendarmes… qui leur demandent qui contacter pour venir les chercher. Elles sont alors reconduites chez elles.
Un jour, Pierrot, leur petit voisin qui a l’habitude de venir voir régulièrement Marie (qu’il préfère à sa « gardienne ») est accueilli par Aminthe, Marie étant sortie faire une course. Bien que, habituellement, n’étant pas proche de Pierrot, Aminthe le fait entrer dans son appartement à l’étage (où Marie n’accède jamais), et se lance dans la lecture de l' »Ile au trésor » pour le petit garçon.
Lorsque Marie revient, elle ne l’informe pas que Pierrot est dans son appartement. Elle passe aussi cela sous silence auprès du père du garçonnet (le soir), des voisins, et de la gendarmerie (le lendemain).
Le surlendemain matin, Aminthe décide d’amener Pierrot à Marie. Son père, aussitôt prévenu, accourt : Pierrot et Aminthe prennent tranquillement leur petit-déjeuner…
Lors d’une chute dans l’escalier, Aminthe se casse le col du fémur et elle est hospitalisée.
Le jour de sa sortie de la maison de convalescence, Aminthe rejoint sa soeur chez le notaire, où elles ont rendez-vous pour signer la donation de leur maison à un congrégation religieuse… et, en échange, les religieuses s’engagent à accueillir les deux soeurs et à les soigner.
L’acte notarié stipule également que la maison des soeurs Robin et l’école attenante, qui appartient à la congrégation, ne sont ni modifiées extérieurement, ni rasées, tant que les soeurs Robin seront en vie…