Publié dans Roman

Les roses fauves

Carole Martinez

Lola Cam conserve dans une armoire tous les coeurs en tissu de ses ancêtres féminines espagnoles. Celles-ci, comme le voulait la tradition dans la sierra andalouse, avaient, à l’approche de la mort, réalisé un coussin en forme de coeur qu’elle bourraient de bandes de papier sur lesquelles elles avaient écrit leurs secrets ; à leur mort, ce coussin revenait à leur fille aînée, qui avait interdiction de l’ouvrir.

La passion de Lola, c’est son jardin, dont elle conserve des photos dans son portefeuille.

La narratrice décide, tout à fiat par hasard, de s’installer dans le village où vit Lola pour écrire son deuxième roman.

Lola est renfermée sur elle-même ; « petite fille modèle » son seul souhait a toujours été de satisfaire son père (décédé).

Un jour, la narratrice décide de faire de Lola la héroïne de son roman…

Son caractère solitaire, Lola le doit en grande partie au surnom qu’on lui a donné : « la boîteuse ».
Elle se fait le plus discrète possible, refusant de porter des vêtement ou accessoires qui la mettraient en valeur. Et il faut que tout soit en ordre autour d’elle…

A Trébuailles, la Poste, qui est tenue par Lola, est le lieu de rendez-vous des petites vieilles du village… et les cancans vont bon grain !

Un soir, la narratrice se rend au logement de fonction de Lola, qui l’a invitée à dîner. Cette dernière lui montre les coeurs cousus, rangés dans l’armoire de sa chambre.

Ensemble, elles entreprennent la lecture du contenu de l’un des coeurs, qui est déchiré. C’est ainsi que Lola découvre quelques éléments de la vie de l’une de ses aïeules…

« Un mot n’est rien que des lettres accrochées les unes aux autres. »

Un jour, un acteur qui participe au tournage d’un film sur le thème de la première guerre mondiale à proximité du village, rencontre Lola fortuitement, puis la revoit régulièrement…

La narratrice fait également sa connaissance. Et par l’intermédiaire des « vieilles » du village qui fréquent la Poste, elle fait un rapprochement entre le rôle joué par l’acteur dans le film et des évènements qui se sont réellement passés dans le village il y a longtemps : un amour impossible entre Pierre (marié par dépit à Marthe) et Marie (boiteuse, qui avait été indifférent aux avances de Pierre).
De photos que lui amène une vieille dame du village ne font que renforcer cette ressemblance aux yeux de la narratrice…

Peu avant la fin du tournage, l’acteur a un accident de cheval et on ne sait pas s’il pourra tourner la dernière scène du film dans le rôle de Pierre, auquel il s’est totalement identifié.

Lola, quant à elle, s’est « ouverte au monde » et la narratrice, après trois mois d’isolement dans le village pour se consacrer à l’écriture de sont roman, fait ses valises pour « retourner au monde réel »…


Le fil rouge du roman, ce sont les jardins et les fleurs.

Certaines scènes un peu « fantasmagoriques » m’ont quelque peu déroutée…

Auteur :

Je me suis remise à la lecture de façon assidue en 2018... retrouvant ainsi ce qui avait été ma passion tout au long de mon enfance et mon adolescence.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s