Publié dans Roman

« Babel »

RF Kuang

En 1828, le professeur Lovell ramène de Canton un orphelin chinois, qu’il rebaptise Robin Swift, ainsi que Mme Pipper, qui a appris l’anglais au jeune garçon, et ils vont s’installer à Londres.

Le professeur, qui travaille à Oxford, à l’Institut Royal de Traduction, souhaite que Robin soit initié à l’argentogravure et qu’il soit admis à Oxford à l’Institut des Langues.
Dans cette perspective, il engage un précepteur chargé de lui enseigner le Grec ancien et le latin et il lui fait faire des traductions.

Du jour au lendemain, Robin se retrouve à Oxford, sans avoir été prévenu par son tuteur (le professeur).
Là, il se lie d’amitié avec Ramy, un Indien qui, comme lui, a rejoint Oxford pour étudier la traduction.

Le matin de leur premier jour à l’université d’Oxford, un jeune homme leur fait visiter la « Tour Babel », dont chaque étage est dédié à une spécialité de la traduction : juridique, interprétariat, littérature… et au dernier étage, c’est l’argentogravure (art de manifester la liste des significations d’un mot traduit à l’aide de barres d’argent) qui sert l’empire britannique dans sa quête de colonisation.

Les barres d’argent utilisées dans la tour Babel sont convoitées par une société secrète dont fait partie Griffin, qui indique à Robin être le fils du professeur Lovell.
L’objectif de cette société secrète est de stopper l’expansion de l’empire britannique.

Un jour, Robin reçoit un message codé de Griffin (qui a étudié à Oxford dans el passé) lui donnant des instructions pour faire pénétrer dans la tour Babel des membres de sa société secrète afin de dérober des barres d’argent.
Et le même scénario se répètera à plusieurs reprises…
Petit à petit, les missions confiées par Griffin à Robin se diversifient au fur et à mesure qu’il gagne confiance en lui.

Suite à un vol commis à Babel par une personne n’ayant rien à voir avec la société secrète Hermès, Robin apprend que la protection de la tour a été renforcée et que le système est capable de tirer des balles sur un voleur !

Lors de la troisième année à Babel, Robin est initié à l’entretien des barres d’argent gravées qui sont stockées dans la tour ou qui ont été vendues à des particuliers ou des institutions pour leur pouvoir magique, lié à ce qui y est gravé.

Lorsqu’il revoit Griffin, Robin l’informe qu’il ne souhaite plus contribuer aux actions de la société Hermès. Et Griffin prend acte de cette décision…

A l’approche des examens, Robin et les trois membres de sa cohorte (Ramy, Letty et Victoire) ressentent des symptômes étranges (maux de tête, hallucinations…). C’est surtout l’épreuve d’argentogravure (appariement avec les barres d’argent) qu’ils redoutent. Robin reçoit de la part d’une étudiante plus âgée une plaquette qui, lui dit-elle, devrait l’aider pour cet examen.

Avant l’été, est organisé le grand bal de l’Université, qui a lieu tous les 3 ans.
Letty et Victoire s’offrent un billet d’entrée pour cette soirée très prisée, tandis que Robin et Ramy, qui n’ont pas les moyens de se le payer, font partie des étudiants qui travaillent pour cet évènement.
Le jour J, jour après une altercation dans la salle du bal, les quatre amis finissent dans une soirée privée dans le hall de Babel.

Lorsqu’ils apprennent qu’ils ont tous les quatre été admis à leurs examens, ils sont ravis car cela leur permet de devenir étudiants de 4e année et, de ce fait, d’être logés et nourris par l’université, d’obtenir une allocation régulière, d’avoir accès à toutes les ressources intellectuelles d’Oxford et de rester à Babel.

Mais un jour, Robin se fait prendre en train de voler des documents dans la tour pour la société secrète Hermès. Et c’est le professeur Lovell, le tuteur de Robin, qui est prévenu par la Police…

Plus tard, Robin, Ramy, Letty et Victoire, accompagnés du professeur Lovell, sont envoyés en mission de traduction à Canton, où il sont logés dans l’enclave anglaise, la factorerie.
Leur mission est finalement écourtée, et ils reprennent un bateau pour l’Angleterre.
Durant le trajet, suite à une altercation avec Robin, le professeur Lovell meurt et les quatre amis parviennent à se débarrasser du cadavre.

Une fois débarqués en Angleterre, ils se rendent à Hampstead, où ils passent la nuit dans la maison du professeur Lovell dont une voisine leur a donné la clé.
En fouillant dans des papiers, Robin découvre que Lovell était partie prenante dans un projet de guerre contre la Chine. Et, en accord avec ses amis, il décide de confier tout ce qu’il a trouvé à la société Hermès une fois qu’ils seront rentrés à Oxford.

Arrivés à Oxford, les quatre amis ont beaucoup de mal à reprendre leur vie d’étudiants et usent de subterfuges pour expliquer l’absence du professeur Lovell.
Mais un des professeurs semble avoir des doutes quant à la véracité de ce qu’ils racontent : une prétendue grave maladie du professeur Lovell…

Un soir, dans la nuit, ils tombent sur Anthony, un ancien de Babel qui a rejoint la société Hermès.
Ce dernier les aide à s’enfuir via un tunnel secret entre le campus et l’ancienne bibliothèque.
A l’intérieur de celle-ci, qui est le QG d’Hermès, ils ont la surprise de reconnaître certains anciens étudiants et des sociétaires de Babel.
Ils sont invités à dîner avec le groupe. A la fin du repas, Griffin rejoint l’équipe et annonce à Robin qu’il est au courant qu’il a tué leur père (le professeur Lovell).

Quelques jours après, la police débarque dans leur cachette et Robin est arrêté, sur dénonciation de Letty, qui a blessé mortellement Ramy avec un révolver.
Robin et Victoria sont emprisonnés dans deux cellules voisines et Robin est soumis à la torture.

Puis, grâce à l’action de plusieurs barres d’argent, Griffin parvient à les libérer ; mais alors qu’ils prennent la fuite, Griffin est tué par l’un des gardiens de la prison. Robin et Victoire, eux, se sont rendus invisibles grâce à une barre d’argent que Griffin leur avait donnée.

Au début du Livre 5, on apprend que Letty était totalement méprisée par son père, l’amiral Price, qui avait mis tous ses espoirs dans son fils aîné, qu’il avait poussé à entrer à Oxford bien malgré lui. Et c’est après le décès accidentel de son frère, qu’elle aidait dans ses devoirs scolaires, que Letty avait été admise à Oxford.

Grâce à des indications fournies par Anthony (du réseau Hermès), Robin et Victoire retrouvent la pièce où se cachait Griffin, en sous-sol d’Oxford.
Ils parviennent ensuite à s’introduire dans la tour Babel et à convaincre les étudiants, professeurs et sociétaires qui s’y trouvent de soit quitter les lieux, soit se mettre en grève et interrompre les services de traduction et d’argentogravure qu’ils réalisent pour l’Angleterre.
Du haut de la tour, Robin et Victoire jettent une multitude de prospectus défendant leur cause qui s’envolent au-dessus de la ville…

Progressivement, plusieurs monuments de la ville commencent à s’endommager, voire s’effondrer, faute d’entretien, habituellement assuré par les spécialistes de Babel à l’aide des barres d’argent auxquelles ils sont liés.
Des émeutes éclatent…

Un jour, un homme qui, un an auparavant, avait été l’un des leaders de la manifestation contre « la révolution industrielle de l’argent », vient toquer à la porte de la tour Babel que, durant la nuit, il avait protégée avec des barricades, l’information ayant circulé que l’armée allait arriver à Oxford.
Robin et Victoire se rendent alors compte que, finalement, ils mènent le même combat que cet homme… et décident de s’associer avec lui contre la « révolution de l’argent ».

Les professeurs et sociétaires de Babel qui avaient quitté la tour ont tenté d’annihiler les dommages provoqués par l’arrêt de l’activité d’argentogravure (du fait de la grève à Babel) en créant une « société de défense » qui n’a eu en fait que peu de moyens d’agir car tous les documents liés à l’argentogravure se trouvaient à Babel.

Dans la ville d’Oxford, remplie d’insurgés, c’est la débandade… Et à Londres, Westminster Bridge s’effondre !

Le chef des insurgés finit par informer Robin qu’ils vont abandonner la résistance à l’armée. Mais Robin décide de ne pas se rendre… et quelle est sa surprise lorsqu’il aperçoit Letty s’approcher de la tour Babel en agitant un drapeau blanc !
Il reste toutefois sur ses positions.

Alors que Victoire et une autre personnes décident de quitter la tour, avec l’aide du chef des insurgés, Robin et les autres personnes présentes dans la tour mettent en place des barres d’argent à des endroits stratégiques de la tour pour que celle-ci s’effondre lorsqu’ils prononceront l’incantation appropriée.
Par là même, ils sacrifient leur vie pour ne rien laisser à l’Angleterre colonialiste du travail d’argentogravure qui était réalisé à Babel…


REMARQUES :

Il n’existe pas de « Tour Babel » à Oxford.

De même, l’argentogravure, dont il est question dans le livre, n’a rien à voir avec la technique d’argentogravure utilisée en impression photograhique : c’est un concept fictif et magique, imaginé par l’auteur, qui consiste à transformer la magie et les nuances des traductions en une force concrète via des barres d’argent enchantées, selon des principes que seules les personnes travaillant à l’ « Institut Royal de Traduction » maîtrisent.

La société secrète Hermès évoquée par l’autrice est également une pure fiction.

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« La poursuite du bonheur »

Douglas Kennedy

Kate Malone assiste aux obsèques de sa mère, auxquelles est également présent son frère, Charlie, qui pourtant ne donnait de ses nouvelles à sa mère et à sa soeur qu’épisodiquement.
Parmi les participants, Kate remarque également une vieille dame qui l’intrigue…
Quelques jours après, elle reçoit plusieurs coups de fil et une lettre de sa part : il s’agit de Sara Smythe, qui a bien connu les parents de Kate et Charlie.
Un jour, Sara dépose chez la concierge de l’immeuble de Kate un album photos à son attention : il contient des photos de Kate bébé avec son père, ainsi qu’une de son fils Ethan.
N’en pouvant plus, Kate se précipite chez Sara pour lui des mander des explications. Elle lui apprend que son père a été l’amour de sa vie. Ils s’étaient rencontrés à une soirée de Thanksgiving chez le frère de Sar en 1945 : Jack Malone portait alors un uniforme kaki de l’armée de terre…

La jeune Sara aspirait à aller vivre à New York, contre l’avis de ses parents, qui auraient souhaité qu’elle s’installe avec son prétendant, Horace, à Philadelphie.
Eric, son frère, était déjà à New York, où il vivait une vie de Bohême…
Malgré la désapprobation de ses parents, Sara a accepté l’offre de stage que lui avait proposé une journal new-yorkais. Son diplôme ne poche, elle est donc partie d’installer à Manhattan dans un « hôtel pour femmes seules » (ce qui rassurait son père).
Peu après, Eric est venu annoncer à Sara le décès de leur père suite à une crise cardiaque : ils ont alors pris ensemble le train pour rejoindre leur mère. Celle-ci, très fragilisée par la disparition de son mari, sera admise dans une maison de repos où elle sombrera dans une démence précoce, puis décèdera d’une infection pulmonaire.

A la fin de son stage, Sara a été engagée comme journaliste et s’est installée dans un petit appartement à Greenwich Village.
Eric, quand à lui, par pour l’Amérique du Sud, où il dilapidera l’argent de son héritage.
A son retour à New York, il organise une grande fête avec ses amis bohême et y convie sa soeur, qui s’y rend un peu à contre coeur.
Et c’est là, dans une atmosphère enfumée, que son regard croise celui d’un jeune homme en uniforme kaki… Peu après, celui-ci l’aborde, et ils quitteront ensemble la soirée pour se rendre d’abord dans un bar, où ils passent une partie de la nuit à se raconter leur vie : Jack est reporter dans l’armée et, bien que la guette soit finie, il va partir en Europe pour couvrir les évènements liés aux suites du conflit. Ils finissent la nuit chez Sara… et le matin elle accompagne Jack à l’entrée de sa base : ils ne se verront pas pendant 9 mois, la durée prévue de sa mission.

Sara commence à écrire chaque jour à Jack, mais n’a aucune retour de sa part et en est très perturbée : elle souffre d’insomnies et son comportement au travail s’en ressent.

Sur les conseils du médecin de son frère, elle part plusieurs semaines en « isolement » dans le Maine et écrit une nouvelle, qui est en fait le récit romancé de son histoire avec Jack.

Une fois remise d’aplomb, elle retourne chez elle à New York et, peu après, elle a la surprise de découvrir dans son courrier une carte très laconique de Jack, dont elle se débarrasse.

Sa nouvelle est publiée dans un journal, où elle est ensuite embauchée. Mais le travail qu’elle réalise ne correspond pas du tout au poste qui lui avait été annoncé.

Un jour, elle rencontre un homme, George, qui la demande très rapidement en mariage. Lorsqu’elle découvre qu’elle est enceinte, le mariage est organisé dans la précipitation par la mère de George, qui devient très vite envahissante et que Sara déteste.
Pour une raison inconnue, Sara perd son bébé et retourne vivre à New York.
Peu après, elles est convoquée dans le cabinet d’avocats où le père de George est associé dans le cadre d’une procédure de divorce. Plutôt qu’une pension, elle demande et obtient le versement d’une somme importante en une seule fois : ainsi, elle n’a plus rien à voir avec la famille Grey…

Grâce à cet argent, elle s’achète et appartement, et elle reprend contact avec le journal pour lequel elle travaillait : ils acceptent de lui confier des missions en freelance et, au vu de la qualité de son travail, ils lui en donnent de plus en plus.

Un jour, elle tombe par hasard, dans un kiosque à Central Park, sur Jack Malone avec sa femme et leur petit garçon Charlie : le choc !

Jack va alors tout faire pour revoir Sara.
Il lui explique que, s’il n’a pas répondu à ses courriers, c’est parce qu’il était complètement abasourdi suite à un courrier de Doroty (sa femme actuelle), avec qui il avait eu une aventure à Londres, qu’elle était enceinte. Il n’avait alors pas pu se soustraire à son rôle et futur papa et avait épousé Doroty.
Bien que réticente au début, Sara finit par succomber… et ils deviennent amants.

Un jour, Jack décide de raconter à sa femme tout son historie avec Sara.
Elle accepte cette relation, d’autant qu’elle reconnaît que Jack et elle ne seraient sans doute plus ensemble si Charlie n’était pas venu au monde…
Petit à petit, ils mettent en place une organisation où Jack est soit en déplacement soit avec Sara en semaine et avec sa femme et son fils le week-end.

La première rencontre entre Jack et Eric (le frère de Sara), n’a pas lieu sous les meilleurs auspices… Par contre, la soeur de Jack, Meg, contacte Sara pour lui propose de déjeuner ensemble : les deux femmes vont très vite devenir amies.

Eric, de son côté, a maille à partir avec les autorités du fait de ses anciennes accointances avec les communistes (le pays est alors en plein maccarthysme)… et il est amené à dévoiler son homosexualité.
Il est également expulsé de son appartement et se retrouve dans un studio minable et sombre dans l’alcool, refusant l’aide que lui propose Sara… et il finira par en mourir.

Peu après, Sara apprend de l’avocat de son frère que c’est Jack qui a mis le FBI sur les traces d’Eric… Et malgré l’insistance de Jack, Sara refuse de le revoir.
Elle quitte New York pour se réfugier dans le Maine, où elle était déjà allée lorsque Jack n’avait pas répondu à ses courriers après leur première rencontre.

Là, quelques temps plus tard, elle apprend, à sa grande stupéfaction, qu’elle est enceinte. Mais à 5 mois de grossesse, suite à un problème à l’utérus, elle perd le bébé et subit une hystérectomie.

Après avoir songé, un moment, à mettre fin à ses jours, Sara y renonce suite à un appel du patron du journal local de Brunswick pour lequel elle écrit chaque semaine une rubrique…

Elle décide un jour de retourner à New York, d’où elle part s’installer à Paris, où elle restera 5 ans, travaillant pur une maison d’édition qui publie des auteurs anglo-saxons.

A soin retour à New York, elle retrouve son avocat, qui s’était occupé de lui faire suivre son courrier, de gérer la location de son appartement…

Et puis elle accepte de revoir brièvement Jack, qui a maintenant aussi une fille, Kate, et s’apprête à partir pour Boston « pour un déplacement professionnel » d’après ses dires.

Quelques semaines après, Sara lit dans la presse que Jack est décédé dans un hôpital de Boston.
Ses obsèques ont lieu 2 jours plus tard : Sara y assiste depuis le fond de l’église.

Peu de temps après la cérémonie, elle se rend chez la soeur de jack, Meg, qui lui apprend que, depuis 1 an, Jack souffrait d’une leucémie et que quelques mois auparavant il avait été licencié.

Sara se propose alors d’aider financièrement Doroty, la femme de Jack, sous forme d’un don, pour le permettre de régler ses dettes, et d’un fonds de pension pour Charlie et Kate. Elle finit par accepter,n mais à condition que Sara ne cherche pas à voir Charly et Kate tant qu’elle sera en vie.

En se rendant chez l’avocat de sa mère pour avoir connaissance du contenu de son testament, Kate découvre qu’elle lui lègue la totalité du fonds de pension ouvert par Sara au bénéfice de Kate et Charlie pour financer leurs études, et que celui-ci a pris énormément de valeur.
Après réflexion, Kate décide de faire bénéficier son frère de 50% de la somme, même si, contrairement à Kate, il n’a pas été très résent auprès de leur mère…



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« Donne moi la main, on traverse »

Marie-Françoise Colombani

La narratrice, qui est journaliste, vit seule avec sa fille depuis sa séparation avec le papa et s’interroge beaucoup sur son rôle de mère.

Elle ne donne pas le prénom de sa fille : elle dit « Elle » pour parler d’elle. Et quand veut parler du papa, elle dit « Lui ».

Une jeune fille au pair s’occupe d’Elle quand sa maman est en déplacement pour son travail.

Un jour, Paul, un homme marié s’immisce progressivement dans leur vie, ce qui suscite de nombreuses question de la part de la fillette, mais cela ne va pas durer…

Un jour, le papa revient à la maison… pour le plus grand plaisir de sa fille ! Mais ce retour n’est que de courte durée.

Grâce à quelques séances chez une psychologue, la fillette retrouve une vie d’enfants, qu’elle avait un peu perdue…


Je n’ai pas trouvé de commentaire sur des blogs ou autre concernant ce livre, sur lequel je suis tombée par hasard dans une bibliothèque.
C’est ni plus ni moins le récit de la vie quotidienne d’une famille mono-parentale dans laquelle la mère autant que la fille sont en manque d’affection.

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Fascination

Stephenie Meyer

La narratrice, Bella, lycéenne de 17 ans, quitte l’Arizona, où elle vivait avec sa mère, pour rejoindre son père à Forks.
Là, elle découvre le lycée, ses nouveaux collègues, toute intimidée au début.

Petit à petit, elle se fait des ami(e)s et est attirée par Edward, un garçon mystérieux, qui, dans un premier temps, se montre très hostile à son égard, puis s’adoucit.

Un jour, il la sauve d’un accident, dans des conditions étranges, et une autre fois il intervient à point nommé alors qu’elle allait être agressée…
Elle échange alors avec lui et découvre qu’il a le « pouvoir » de « voir » ce qui arrive à certaines personnes.
Edward est en fait un vampire…

Bella et Edward se vient de plus en plus régulièrement, jusqu’au jour où il lui annonce qu’il doit « partir en chasse », sa condition de vampire lui imposant de le faire de temps en temps.

Une jour, Edward amène Bella dans un endroit secret au milieu de la forêt : une magnifique clairière inondée de soleil…

Bella et Edward sont maintenant très proches, et la jeune fille projette d’annoncer à son père qu’elle a un petit ami.

Elle est très vite adoptée par la famille d’Edward, les Cullen.
Et le jour où sa vie est menacée suite à leur rencontre avec des « créatures » alors qu’ils jouaient au baseball dans un endroit isolé, la famille élabore un plan et s’organise pour la protéger…

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« Fascination » est le premier tome de la saga  »Twilight », dont a été tirée une série de films.

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Anibal

Anne Bragance

Lolly et Hugues, les parents du jeune narrateur (il a 12 ans) « travaillent dans le cinéma » mais « ne sont pas acteurs ». Ils vivent dans une grade maison à Saint-Jean-Cap-Ferrat, où ils reçoivent régulièrement des acteurs.

Un jour, Lolly annonce à son fils qu’elle et Hugues ont décidé d’adopter un enfant péruvien.

Le narrateur (que tout le monde surnomme « Sweetie ») est passionné de fleurs et s’entend très bien avec le jardinier de la maison, Lucas. Par contre, les relations avec son père sont très tendues.

André, le chauffeur de Lolly et Hugues, les amène en voiture à l’aéroport (où ils vont prendre un avion pour le Pérou), accompagné de Sweetie. Celui-ci refusant de passer la nuit dans l’hôtel à côté de l’aéroport réservé par sa mère, le chauffeur l’amène avec lui chez une femme qu’il dit être sa cousine pour y passer la nuit.

Lorsque Lolly et Hugues sont de retour à Saint-Jean-Cap-Ferrat avec leur fils adoptif péruvien, Sweetie accueille le nouveau venu dans le famille de façon très « froide ».

Un jour, Lolly informe Sweetie que son père veut l’envoyer en pension à Toulon « s’il ne fait pas amende honorable ».
Le jeune garçon pense surtout à ses fleurs, dont il ne pourra plus s’occuper…

Une nuit, alors que Lolly et Hugues sont en voyage et que la nounou engagée pour s’occuper des deux garçons pendant l’absence des parents a « découché », Anibal a une crise d’asthme : c’est Sweethie qui appelle le docteur Chevalier, la cuisinière n’ayant pas voulu se lever pour s’occuper du jeune garçon…
Après avoir ausculté Anibal, le médecin appelle ses parents, qui rentrent aussitôt.

Les crises d’asthme d’Anibal se répètent, avec un transfert à l’hôpital, à part une fois où Sweethie a réussi à calmer la crise en demandant à son frère de suivre sa respiration à lui.

Les médecins découvrent chez Anibal des problèmes aux poumons.
Pour essayer de l’aider, Swwetie, qui s’est maintenant attaché à Anibal, arrache toutes ses fleurs qui libèrent du pollen…

Quand il contacte le collège à Toulon pour confirme l’inscription de son fils à la pension, Hugues a la surprise de découvrir que le directeur a reçu un courrier avec sa signature indiquant qu’il souhaite lever l’option d’inscription qu’il avait déposée.
En fait, la lettre avait été rédigée par Gérard Legrandieu, le seul ami de ses parents avec qui Sweetie s’entend bien, et qui avait imité la signature d’Hugues.

Pour sauver son frère de ses problèmes d’asthme (le climat de Saint-Jean-Cap-Ferrat lui étant défavorable), Sweetie élabore un plan : partir avec lui au Pérou.
Il rassemble quelques affaires, dont l’adresse à Paris de Gérard Legrandieu à qui il compte demander l’argent pour les billets d’avion pour Lima.
La veille de leur départ, Sweetie poste 2 lettres : l’une pour Lucas (le jardinier de la maison) pour lui demander de s’occuper de ses fleurs, et l’autre pour le docteur Chevalier, qu’il apprécie beaucoup et qui partage sa passion pour les fleurs.

Un matin très tôt, après avoir dit adieu au jardin, Sweetie réveille Anibal et lui fait sa toilette. Puis, les deux garçons se mettent en route, en empruntant uniquement des chemins pour ne pas être repérés…

Ils finissent par être attrapés par les gendarmes à Tourrettes, alors que Sweetie était entré dans une pharmacie afin d’acheter un aérosol pour Anibal, le sien étant resté dans une ferme isolée où ils avaient été hébergés pour la nuit.

Les gendarmes les conduisent alors à Nice, chez la juge pour enfants. Celle-ci interroge Sweetie de façon détendue, puis fait intervenir un psychologue auprès des enfants pendant qu’elle s’isole dans une autre pièce pour prévenir leurs parents qu’ils ont été retrouvés et qu’ils peuvent venir les chercher. Quelle n’est pas sa surprise quand Hugues lui répond qu’il ne peuvent pas se déplacer car ils ont une réception officielle.
La juge décide alors de les amener chez elle et de les confier à son mari, qui s’occupe aussi de leurs deux filles, pendant qu’elle se rend, avec le psychologue, chez les parents des deux garçons.

Grâce à la juge pour enfants, Sweetie n’ira pas en pension : elle a trouvé un collège à Nice qui accepte d’accueillir les deux garçons en demi-pension ; ainsi, ils ne seront pas séparés ! Et pour la remercier, Sweetie lui organise une rencontre surprise avec Gérard Legrandieu, dont elle est fan…


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« Chemins de fer »

Benoît Duteurtre

A noter que le livre a été publié en 2006, ce qui explique certaines références qui ne sont plus d’actualité.

Florence dirige une agence de communication florissante à Paris et se rend le plus souvent possible dans sa maison en périphérie d’un petit village de montagne.

Autant quand elle est à Paris, elle a une vie sociale très chargée, quand quand elle est dans sa maison à la montagne, elle apprécie la solitude, la proximité avec la nature et la frugalité de la vie qu’elle y mène.

Elle fait le trajet entre Paris et son village en train et déplore la baisse de la qualité des prestations de la SNCF, que ce soit concernant le système de réservation Socrate, l’état des fauteuils…

Un jour, en arrivant à sa maison, elle découvre qu’un lampadaire a été mise en place par la commune au bout de son chemin. Ce signe de modernité, qui lui paraît totalement inutile, la révolte !

Plus tard, dans le cadre de ses activités professionnelles, elle rencontre le directeur de la communication de la SNCF, qui lui confie la réalisation d’une campagne de publicité. Elle ne manque pas de lui faire part de son ressenti quant à l’état des trains qu’elle emprunte très régulièrement et au fonctionnement du système de réservation…

Quelques temps après, revenant à sa maison à la montagne, elle a la stupéfaction de découvrir, au pied du lampadaire, trois poubelles de tri sélectif.

Un jour, à Paris, elle fait la connaissance, via le directeur de al communication de la SNCF, du patron de l’entreprise qui a installé les lampadaires dans son village…

Et justement, dans son village de nouveaux projets de modernisation se préparent : le Maire est passé la voir pour lui en parler… Mais elle continue à y être réfractaire alors que les villageois y sont plutôt favorables…

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Une belle illustration de la dualité entre modernité et simplicité !!!

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« Les yeux du Rigel »

Roy Jacobsen

En 1946, Ingrid décide de quitter soin île natale avec sa fille Kaja (qui a 10 mois) pour se lancer à la recherche de « son homme », un Russe qu’elle a soigné et aimé pendant la guerre : c’était alors l’un des survivants du Rigel, un navire qui avait fait naufrage au large du Helgeland le plus méridional des districts de Norvège du Nord)…
De cet amour était née sa fille Kaja.

Et c’est ainsi qu’elle sillonne la Norvège, sur les traces d’Alexander, au gré des rencontres avec des personnes qui avaient côtoyé ou aidé ce dernier et ses compagnons fugitifs comme lui.

Finalement, sans avoir pu savoir ce qu’était devenu Alexander, Ingrid décide de rentrer chez elle.

Et ce n’est que quelques temps après être revenue sur son île qu’elle apprend la vérité quant à la destinée d’Alexander…

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Rigel est le nom de la principale étoile du système stellaire Beta Orionis : c’est la sixième étoile la plus brillante du ciel… d’où mon illustration de cet article.

« Je n’ai que moyennement accroché à l’histoire. « Les yeux du Rigel » est le troisième opus d’une trilogie, et je n’avais pas lu les précédents ; peut-être est-ce pour cela que je n’ai pas tellement  »accroché » ???

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« D’ébène et d’ivoire »

Loïc Troadec

Charlotte, 18 ans, vient passer quelques jours chez ses grands-parents (Tugdual et Florence) à Dinard, avec la ferme intention d’en apprendre le plus possible sur leur histoire.

Tugdual est né en Afrique, où son père était fonctionnaire détaché en Afrique occidentale française. Il a un frère aîné, Goulven, qui arrive à Dinard quelques jours après Charlotte. Il se propose de renseigner cette dernière sur l’histoire de la famille.

Tugdual et Goulven ont un autre frère, Corentin, qui vit à Annecy et qu’ils ne voient quasiment jamais. Par contre, ce dernier voit épisodiquement leur soeur, Alice, qui passe par Annecy lorsqu’elle va faire du ski.

Après le départ de Charlotte, Florence va chercher dans le grenier les cahiers dans lesquels elle racontait sa vie quotidienne à son arrivée à Paris, où elle était venue faire des études de médecine…

La présentation à leur famille réciproque a nécessité beaucoup de préparation de la part de Tugdual et de Françoise : à l’époque ; cela « ne se faisait pas » qu’une Ivoirienne fréquente un Blanc, et réciproquement.
Petit à petit, Tugdual et Françoise sont parvenus à se faire accepter par leur famille respective…

Françoise en avait terminé de la lecture de ses cahiers quand… elle reçoit un appel de Charlotte, en pleurs : son petit ami venait de la quitter, sous l’influence, selon elle, de ses parents du fait qu’elle est métisse…

Peu après, Tugdual descend du grenier les cahiers de sa femme et lui demande de lui en lire des extraits « pour se rappeler les bons moments ».

Charlotte va passer quelques jours chez ses grands-parents pour réviser le bac… et dès qu’elle a connaissance de ses résultats, elle les prévient : elle a eu mention « Assez bien » !

Puis elle retourne chez eux et se plonge dans l’album de famille puis dans la lecture du carnet d’un ancêtre de Tugdual qui a baroudé en Afrique.

Charlotte doit quitter ses grands-parents pour aller passer un entretien à l’école d’art qu’elle souhaite intégrer, contre l’avis de sa famille… Et elle est admise !

A la rentrée, elle partage son temps entre ses cours (qu’elle adore) et la visite e musées et galeries.
Au fil du temps, elle s’intéresse de plus en plus à l’art africain.
Et au bout de ses 3 ans d’études, elle est embauchée dans un galerie d’art africain.

Le directeur de la galerie, voyant le professionnalisme de Charlotte, lui confie de plus en plus de responsabilités…

Et un visiteur régulier s’intéresse à elle.
Ils finissent par se voir de pus en plus souvent, et à l’occasion d’une exposition qu’elle a organisée, Charlotte le présente à ses parents.

Lors de leur premier dîner ensemble chez ces derniers, Brice, (qui travaille dans une grande banque internationale) annonce qu’il a une proposition d’évolution professionnelle très intéressante… en Côte d’Ivoire (qui est sont pays d’origine).
Et lorsque le Charlotte le présente à ses grands-parents, sa grand-mère tombe sous le charme, d’autant qu’il lui rappelle le pays où elle a grandi : la Côte d’Ivoire.

Encouragée par sa grand-mère, Charlotte accepte de suivre Brice en Afrique…


J’ai eu l’occasion de rencontrer l’auteur, il y a quelques années, chez des membres de sa famille, sans savoir qu’il écrivait.
C’est au moment de son décès que ce livre nous a été conseillé par ses proches.

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« Les gentilles filles vont au paradis, les autres là où elles veulent »

Elie Grimes

Zoey a 30 ans. Elle vient de créer avec Sally, devenue son amie, une entreprise de traiteur.
C’est de sa grand-mère maternelle, Nana, qu’elle tient son goût pour la cuisine : elle est auteur culinaire.
Célibataire, Zoey a un ami d’enfance, Adrian, avec qui sa grand-tante Vic aimerait bien la voir se marier.

Zoey est venue chez ses parents pour gérer le buffet de la fête qu’ils ont organisée à l’occasion de leurs 35 ans de mariage.
Son frère, Dalton, est chargé de l’animation musicale.
Fan, leur mère, est très difficile à satisfaire…

Zoey termine la soirée d’anniversaire de mariage de ses parents complètement ivre. Et elle ne se souvient pas de la façon dont la soirée s’est terminée pour elle… lorsque le lendemain matin, en se réveillant, elle découvre Adrian nu à côté d’elle dans son lit.

Matthiew Ziegler, critique gastronomique, accompagnait la cousine de Zoey (Tina) à la fête ; sans doute a-t-il apprécié la cuisine de Zoey car il l’appelle le lendemain pour lui demander d’organiser une dégustation.
Mais Zoey ne souhaite pas créer un évènement spécifique et l’informe que c’est elle qui gèrera le prochain cocktail du Consulat du Brésil.

Le jour de ce cocktail, l’absence, au tout dernier moment, de son commis (qui a eu un accident) la met dans l’embarras… mais elle ne s’en sort bien !

Zoey et Matthieu se rapprochent assez rapidement et finissent par avoir une relation sexuelle, tout en continuant à se vouvoyer.

Zoey, Dalton et Adrian se brouillent pour des raisons diverses et Zoey ne sait que penser du comportement de Matthew, dont Sofia est très proche.

Et c’est dans une triste circonstance que Dalton et Zoey puis Matthew se retrouvent : la maman de Zoey et Dalton a fait un AVC et a été amenée aux urgences.

Zoey apprend que Sally, son associée et amie, fréquente depuis quelques temps Adrian, son ami d’enfance et semble en être un peu jalouse.

Lors d’une rencontre avec Matthew organisée par sa grand-mère, Zoey découvre que Sofia était en fait la maîtresse du père de Matthew.
Ce dernier informe Nana et Zoey que le père de Tina (la cousine de Zoey qu’elle et Nana n’apprécient pas) a racheté la maison d’édition qui publie les ouvrages de cuisine de Nana. Celle-ci propose à Zoey de devenir l’auteur du prochain livre, elle-même se chargeant de rédiger la préface.

Lors de l’anniversaire de mariage des parents d’Adrian, Zoey, qui s’y est rendue accompagnée de Matthew, est abordée par Laurie, la future femme de Spencer (l’ex-petit ami de Zoey qui l’a quittée pour Laurie, l’ « ennemie d’enfance » de Zoey).

Matthew et Zoey passent la nuit chez les parents de cette dernière (qui habitent juste à côté des parents d’Adrian) dans deux chambres séparées… mais se rejoignent au petit matin et, la maman de Zoey lui laisse entendre, lorsqu’elle la rejoint dans la cuisine, qu’elle et son mari ont été réveillés par le rire de Matthew…

Publié dans Roman

« L’étrange voyage de Monsieur Daldry »

Marc Lévy

Nous sommes en 1950 à Londres…

A l’approche de Noël, Alice et ses amis décident de se rendre à la fête foraaine de Brighton, en train.
Là, la jeune femme rencontre une voyante qui lui conseille de partir en Turquie, où après avoir fait la connaissance de plusieurs personnes, elle rencontrera l' »homme de sa vie ».

Alice, créatrice de parfums, vit dans un appartement cossu dont la verrière rend « jaloux » son voisin, M. Daldry, qui est peintre : il convoitait cet appartement pour la lumière dont il bénéficie, mais la propriétaire a préféré le louer à Alice.

Petit à petit, Alice et M. Daldry comme,cet à sympathiser et se reçoivent régulièrement.

Un jour, poussée par son amie Carol, Alice se rend dans une agence de voyage et y récupère des brochures sur la Turquie.
En rentrant chez elle, sans s s’en rendre compte, elle en fait tomber une devant la porte de l’immeuble.

M. Daldry, qui arrive peu après, voit cette brochure et la ramasse, pensant qu’elle appartient sans doute à Alice, l’autre occupante de l’immeuble ne sortant jamais de chez elle.
Et lorsqu’il se rend chez Alice avec la brochure, il l’incite vivement à entreprendre ce voyage, suite à ce que lui avait dit la voyante de la fête foraine de Brighton.

Peu après, Alice décide d’entreprendre ce grand voyage, au cours duquel elle envisage de s’imprégner des senteurs locales pour créer de nouveaux parfums… dont une part des revenus sera reverse à M. Daldry, de même que si la Turquie inspire à ce dernier une peinture qui lui rapportera de l’argent, une partie de la somme qu’il encaissera sera donnée à Alice.

Les billets sont rapidement achetés par M. Daldry et, le lundi suivant, ce dernier et Alice prennent un taxi en direction… de l’aéroport (alors qu’Alice pensant partir en train).

En Turquie, Alice et M. Daldry sont accompagnés par un guide (Can) qui leur fait découvrir Istanbul.
Ils font également la connaissance d’une personne qui fabrique des parfums (comme Alice) : c’est l’occasion, pour Alice, de découvrir de nouvelles senteurs.

Un jour, Alice et M. Daldry sont reçus chez le Consul d’Angelterre, qu’Alice avait sollicité dans le cadre de ses recherches concernant ses parents : elle souhaite savoir s’ils sont venus en Turquie…

Grâce à Can, Alice retrouve un vieux monsieur qui a connu ses parents lorsqu’ils étaient à Istanbul, avec elle, qui était alors petite.

Presque chaque jour, Alice écrit une lettre à son ami Anton pour lui raconter sa journée, ses ressentis, mais aussi ses cauchemars qui « polluent » ses nuits.

Un matin, M. Daldry quitte Istanbul, pour retourner en Angleterre, sans dire au revoir à Alice, craignant qu’elle soit trop perturbée par des adieux formels.

Leur amitié se poursuit toutefois à travers une relation épistolaire : ils se racontent leur vie quotidienne…

Alice loge à présent ans un studio et passe ses journées dans l’atelier du parfumeur ; le soir, elle travaille dans le restaurant de la tante de Can.

Une jour, grâce à Can, Alice rencontre la nourrice qui s’occupait d’elle quand elle était petite.
Cette dernière lui apprend qu’elle s’appelle en fait Anouche et que se vrais parents étaient des Arméniens vivant en périphérie d’Istanbul qui ont été victimes des persécutions perpétrées contre les Arméniens en Turquie à cette période.
Son père était cordonnier et sa mère femme au foyer.
Quant à se parents « adoptifs », ils étaient à la même époque pharmaciens dans la rue où habitaient les parents d’Anouche et une certaine affection s’était instaurée entre la pharmacienne et Anouche.
Et ce sont eux qui se sont proposés pour amener Anouche avec eux en Angleterre , où ils allaient retourner : elle y serait en sécurité.

Alice apprend aussi qu’elle a un frère, Rafaël… et elle pense aussitôt que « l’homme de sa vie » que la voyante de Brighton l’a incitée à rechercher est sans doute son frère, dont elle a appris par la nourrice qu’il est pêcheur à bord de gros thoniers.

Elle se met donc en quête de ce dernier… Et un jour, par hasard, dans un restaurant Alice/Anouche rencontre Rafaël et ils deviennent rapidement très proches.
La jeune femme décide alors de s’installer définitivement à Istanbul, où vit Rafaël lorsqu’il n’est pas en mer.

Mais avant, elle retourne quelques jours à Londres, dans le but d’y boucler ses affaires.
Là, suite à un concours de circonstances, elle découvre que l »homme de sa vie » dont lui avait parlé la voyante de Brighton est en fait… M. Daldry.
Et ils finissent par s’avouer leur amour réciproque…