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"Le monde selon Garp"

John Irving

Lu en février-mars 2020

Au début de la deuxième guerre mondiale, on rapatrie à l’hôpital Mercy de Boston, où travaille Jenny Fields, un soldat mitrailleur complètement « égaré », qui a sans doute été victime d’une explosion, dont les éclats ont pénétré son crâne. Il ne parle pas et ne fait que répéter « Garp »…

Mais il a une particularité : de nombreuses érections, et petit à petit il régresse, pour revenir au stade de bébé, tant et si bien que Jenny décide de lui donner le sein…

Et puis un jour, mue par son désir d’enfant, elle décide de profiter de l’une de ses érections… Peu après, Garp meurt.

Jenny, enceinte, perd son travail et va vivre chez ses parents. Lorsque son fils vient au monde, n’ayant pas réfléchit à un prénom, elle décide de l’appeler Garp.

Elle finit par retrouver un emploi d’infirmière dans une école, Steering School, où Garp va grandir puis, l’âge requis atteint, entrera en tant qu’élève. Et Jenny testera les cours auxquels Gap va assister. Elle l’inscrit en outre de force au sport et si, dans un premier temps, il ne semble pas enthousiaste envers cette discipline, il s’y montrera assez doué, avec un intérêt particulier pour la lutte.

Un jour, suite à une discussion avec Helen, la fille de son entraîneur de lutte, Garp décide de devenir écrivain et commence à écrire des nouvelles.

Une partie de l’adolescence, écrivit-il à Helen, réside dans ce sentiment qu’il n’existe nulle part personne qui vous ressemble assez pour pouvoir vous comprendre.

Garp et Helen finissent par se marier et ont un enfant, Duncan.

Garp se lance dans l’écriture, mais n’obtient pas le succès escompté. Sa mère, par contre, devient « célèbre » grâce à son livre « Sexuellement coupable », mais aussi du fait de son soutien aux mouvements féministes, et notamment aux « Ellen jamesiennes », des femmes qui se sont coupées la langue en hommage à Ellen James, une jeune fille de 11 ans qui a été violée et dont la langue a été coupée par ses agresseurs pour ne pas qu’elle parle. [Nota : Toute l’histoire autour d’Ellen James est totalement fictive.]

C’est Jenny qui, grâce à ses revenus, entretient Garp et sa femme au début de leur mariage. Puis Garp commence à gagner un peu d’argent grâce à la publication de son roman « Procrastination » et Helen devient enseignante dans un  »College »…

Quelques temps après, Garp et Helen ont un deuxième enfant, Walt ; à la même période, Garp se lance dans l’écriture d’un deuxième livre « Le second souffle du coucou » et Helen change de poste (le deuxième de sa carrière).

Un jour Jenny accueille chez elle Roberta, une transsexuelle, ancien joueur de foot, que Garp apprécie beaucoup.

Horace Walpole a affirmé un jour que le monde paraît comique à ceux qui pensent, et tragique à ceux qui sentent.

Après avoir terminé son deuxième livre, Garp ressent le besoin d’aller travailler, mais Helen n’y est pas favorable : pour elle Garp est écrivain.. D’ailleurs, il va publier un troisième roman, « L’éternel mari ».

Garp se montre très inspiré pour raconter des histoires, qu’il invente au fur et à mesure, à son plus jeune fils, Walt : il les adapte en fonction des réactions de ce dernier à son récit.

Une nuit, alors que son fils dors chez son copain Ralph, Garp, qui a des doutes concernant l’état de la mère de ce dernier, décide de se rendre sur place.. et trouve l’opulente femme au lit avec un jeune homme, alors que les deux garçons dorment en bas dans le salon et que la cuisine est jonchée de vaisselle salle.

Plus tard, Helen devient la maîtresse de l’un de ses étudiants et cette aventure se termine par un accident dramatique pour son fils Duncan, qui perd un oeil, et pour Garp, qui a la mâchoire cassée. Et Walt, on le comprend plus tard, est décédé dans l’accident..

Toute la famille se réfugie alors chez Jenny, la mère de Garp, qui joue le rôle d’infirmière pour les différents blessés. Leur convalescence durera un an. Pendant cette période, Garp écrit un nouveau roman « Le monde selon Bensenhauer », sur le thème du viol, dont John Irving donne un long extrait (qui tient tout un chapitre). Celui-ci connaîtra un vif succès.

Garp, Helen et Duncan se rendent à Vienne, où ils s’installent dans une pension. C’est là que Garp apprend que sa mère a été tuée par un homme qui voyait d’un mauvais oeil son engagement féministe.

Plus tard, Ellen James s’installe chez Garp et se désolidarise totalement de cells qui se font appeler les Ellenjamesiennnes ».

Garp, qui a écrit un poème (non publié) sur le sujet décrit les préservatifs comme « cette invention de l’homme pour épargner aux autres, et à lui-même, les conséquences de sa concupiscence ».

Un épilogue, sous couvert de boucler le passé, est en réalité une façon de nous mettre en garde contre l’avenir. »

Un jour, alors qu’il est dans le gymnase de Steering School en train de coacher les lutteurs, Garp est assassiné par Pooh Percy (récemment devenue Ellenjamesienne en se faisant couper la langue) au cri de « alauds de voleurs ! » (salauds de violeurs), sous les yeux de sa femme, qui assistait à l’entraînement…

A partir de la page 615, l’auteur évoque ce que deviennent les différents protagonistes après la mort de Garp, et jusqu’à leur propre mort.

Vocabulaire :
Blennorragie = infection vénérienne surnommée "chaude pisse" 
Inepte = stupide, ridicule, sot...
Voussure = courbure d'une voûte ou d'une arcade ou d'une chose dont la forme rappelle celle d'une voûte
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« Le troisième homme »

Graham Greene

Lu en décembre 2019

Vienne (Autriche)… la ville est divisée en quatre zones depuis la fin de la deuxième guerre mondiale.

Rollo Martins (qui a aussi un nom de plume : Dexter) y fait son entrée, sur l’invitation d’Harry Lime, qui, entre temps, est décédé ; mais il n’en n’a pas été informé…

Très vite, il apprend de Kurtz que Lime est mort écrasé par une voiture et rencontre l’homme qui a entendu l’accident : Koch. Ce dernier lui indique qu’il a vu trois hommes, en plus du conducteur, sur le Lieu de l’accident, alors que la version officielle fait état de deux hommes.

En son for intérieur Martins pense que Lime a été assassiné et il décide de mener l’enquête…

Il fait alors la connaissance d’Anna, qui a bien connu Lime, puis se rend chez Cooler, témoin de l’accident.

Peu de temps après, Koch est retrouvé mort chez lui…

Quant à Martins, il est conduit à la police pour être interrogé.
Dans un premier temps, il est placé devant un groupe de personnes qui lui parlent de littérature, puis il est amené au colonel Coloway ; c’est alors lui qui devient le narrateur : l’entretien est décrit de son point de vue.
D’ailleurs à chaque fois que Colloway fait partie d’une scène, c’est le je qui est utilisé.

Un jour, Martins avoue à Anna qu’il l’aime… ; et puis, croyant avoir une hallucination, il aperçoit le visage d’Harry Lime !

Plus tard, il se Rend chez Kurtz et lui demande d’informer Harry que, durant les deux prochaines heures, il l’attendra au pied de la grande roue.
Une heure après, Harry se manifeste… et ils montent ensemble dans la grande roue pour discuter.

Finalement, Harry Lime (dont on apprend qu’il est trafiquant de pénicilline, meurt dans les égouts de Vienne, poursuivi par Martins et les hommes de Colloway…

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« Retour à la montagne »

Frison Roche

Lu en octobre 2019

Dans les années 1930, Zian, un guide de Chamonix, est mort en montagne.
Sa femme, Brigitte, qui s’était éloignée de la ville, y revient accompagnée par ses parents (qui désapprouvaient son mariage) pour assister à ses obsèques.

Elle décide alors de rester à Chamonix, allant jusqu’à laisser la confortable villa où elle avait habité avec Zian pour aller vivre dans la ferme familiale de son défunt mari.

C’est là quelle met au monde l’enfant de ce dernier : Jean-Baptiste (que tout le monde appelle Zian). Et puis elle décide de chercher du travail : malgré plusieurs refus liés à son histoire avec Zian, elle finit par trouver un emploi dans une agence immobilière appartenant à une connaissance de Jean Guerre, son voisin et seul ami à Chamonix. Tout va alors pour le mieux pour elle… jusqu’au jour où elle trouve son patron mort sur son bureau.

L’agence est alors reprise par son fils, qui se montre très entreprenant à l’égard de Brigitte : cela lui déplaît fortement et l’incite à quitter son emploi.

Elle obtient alors un poste de gardienne de refuge, mais ne reçoit pas beaucoup de randonneurs. Heureusement, Peau d’Ane, qui est porteur pour alimenter les refuges (dans les années 1930, il n’y avait pas d’hélico !) lui rend régulièrement visite.

Un jour, des Allemands s’arrêtent à son gîte : ils veulent s’attaquer à la face Nord des Jorasses, qui jusque là n’ont jamais été gravies.

Ils se lancent à l’assaut de cette terrible paroi… mais ne survivront pas, malgré l’intervention audacieuse de Peau d’Ane et Brigitte, qui en ressort très affaiblie mais « adulée » par les guides de Chamonix.

Tous les personnages du récit ont pour vocation la montagne, qu’ils fréquentent soit comme bergers, soit comme guides, soit comme grimpeurs : montagne, quand tu nous gagnes… disait la publicité !

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« Les grandes blondes »

Jean Echenoz

Lu en septembre 2019

Paul Salvador, la quarantaine, travaille pour une maison de production de programmes pour la télévision. Dans le cadre de la préparation d’une émission, il souhaite récolter des informations sur une certaine Gloria Stella. Il rencontre Jouve, un enquêteur, qui confie cette mission à Jean-Claude Kostner.

Ce dernier se rend en Bretagne pour commencer ses investigations, mais il se laisse charmer par une personne à qui il a demandé son chemin et celle-ci finit par… le pousser du haut d’une falaise. Il s’avère que c’est la femme qu’il recherchait, et il a eu le tort de lui montrer sa photo…

Cela fait quatre ans que Gloria Stella, de son vrai nom Gloire Abgall, a disparu, après avoir défrayé la chronique dans les rubriques « Célébrités », puis « Faits divers », puis « Justice » : c’est au moment où elle est sortie de prison que plus personne n’a eu de ses nouvelles…

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« Le Camisard assassiné »

Michel Debouverie

Lu en juillet 2019

C’est l’historie de plusieurs familles protestantes du village gardois de Combas (où vit l’auteur) sur fonds de rivalités entre catholiques et protestants, entre 1685 (date de la Révocation de l’Edit de Nantes) et 1704 (fin de la Guerre des Camisards).

Premier roman d’un ingénieur qui a passé toute sa carrière professionnelle dans l’industrie (et a dirigé le site où je travaille juste avant de prendre sa retraite).

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« Le Vicomte de Bragelonne »

Alexandre Dumas

Lu de mi-janvier 2019 à mi-juin 2019

C’est la première fois que je lis un roman aussi imposant (3 volumes de 900 pages) mais à aucun moment je ne l’ai trouvé long.

L’histoire commence en 1660 au château de Blois, où vivent notamment Gaston d’Orléans (fils d’Henry IV), Anne Constance de Montalais (fille d’honneur de la duchesse d’Orléans) et son amie, Louise de La Vallière. C’est là qu’arrive le Vicomte de Bragelonne (fils d’Athos) pour annoncer la venue prochaine du roi, Louis XIV. Au château et dans la ville, tout le monde s’active donc pour préparer l’arrivée du souverain et de sa cour…

Toujours à Blois, le roi d’Angleterre déchu, Charles II (qui est présent dans la ville incognito) parvient à s’introduire auprès de Louis XIV pour lui raconter ses infortunes et lui demander son aide, soit en argent soit en hommes. Le souverain français lui explique qu’il n’a pas d’argent et que le pouvoir, c’est en fait Mazarin qui le détient. Sa visite auprès de ce dernier est l’occasion d’évoquer la politique du Cardinal vis-à-vis de l’Angleterre : pour ce dernier Charles II (qui est le cousin germain de Louis XIV) ne devrait pas se trouver en France et y être hébergé… et dans le contexte des relations franco-britanniques, il ne peut pas mettre des hommes à disposition de Charles II. En Angleterre, ce dernier a vu ses droits au trône contestés par le général Minck, mais il finira par les retrouver grâce à l’entremise de d’Artagnan.

Apparaît ensuite Athos, chez qui Charles II se rend incognito : c’est ainsi que l’on apprend que l’ancien mousquetaire a assisté à la mort sur l’échafaud du père de Charles II.

Puis, c’est d’Artagnan qui entre en scène, à la recherche d’Aramis puis de Porthos, mais le premier n’est pas à Melun et le second pas chez lui, à Pierrefonds. Là, il échange avec Mousqueton, le domestique de Porthos, qui lui explique leur organisation : chaque jour est consacré à un plaisir (plaisirs du seigneur, plaisirs mondains, plaisirs savants, plaisirs champêtres, plaisirs olympiques, plaisirs nobles et guerriers, plaisirs spirituels), et tous les jours ils pratiquent les plaisirs matériels (bon repas, bon vin…). Et il apprend que Porthos est parti précipitamment sui à une lettre reçue d’Aramis. D’Artagnan décide alors de se rendre à Paris, où il rend visite à Planchet, son ancien serviteur, à qui il fait part d’une projet d’association financière qu’il souhaitait proposer à ses amis Athos, Aramis et Porthos, qui étaient absents de chez eux lorsqu’il est est passé les voir pour leur en parler.

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« Le joueur »

Dostoïevski

Lu en janvier 2019

Le narrateur est précepteur. Il fait partie de la « suite » d’un général russe qui, bien que ruiné, veut mener la belle vie, dans un grand hôtel d’une ville d’eau (fictive), où certains personnes de son entourage jouent au casino pour essayer de gagner de l’argent : l’occasion pour l’auteur (par la bouche du narrateur) de faire part de ses réflexions sur l’avidité, sur le hasard lié au jeu…

Il se trouve que le général a une dette (via une hypothèque) envers un certain marquis des Grieux et que le seul moyen pour lui de se désengager serait que « la grand-mère » meure.

Le narrateur, quant à lui, éprouve de la compassion pour Pauline, la belle-fille du général, mais celle-ci s’en amuse… Un jour, poussé par Pauline, il va provoque le  »baron » qui le prend mal et s’en plaint au général, qui congédie le narrateur : ce dernier n’a pas respecté la prononciation berlinoise face au baron. Il se rend alors chez M. Astley, qui l’a en estime, pour le tenir au courant de la situation.

Cette rencontre est en outre l’occasion pour le narrateur d’apprendre certaines informations concernant « Mademoiselle Blanche », la fiancée du général, qui ne sont pas à son avantage… Les deux hommes évoquent également la « Baboulinka » (la grand-mère) dont le décès est attendu par une grande partie de l’entourage du général : lui-même, pour se marier avec Mademoiselle Blanche ; Pauline, pour avoir une dot ; le marquis des Grieux, pour être remboursé de l’hypothèque contractée auprès de lui par le général.

En rentrant à son hôtel, le narrateur a la surprise de découvrir, sur le perron du bâtiment, la grand-mère avec toute sa suite… Elle est alors amenée par ses domestiques dans l’appartement du général, où tout son entourage est réuni : tous sont stupéfaits en voyant la vieille dame (qui est en fait la grand-mère de Pauline et la tante du général).

Après qu’on lui ait fait visiter son appartement (très luxueux), la grand-mère, au grand dam de tous, demande à être amenée au casino. Le narrateur l’y accompagne et elle gagne beaucoup d’argent ; mais lorsqu’elle y retourne elle perd tout…

Plus tard, le narrateur, qui a gagné une importante somme au casino, accepte de partir pour Paris avec Mademoiselle Blanche (la maîtresse du général, qu’elle a éloigné de l’hôtel pour lui fausser compagnie). Là, elle dépense sans compter l’argent gagné par le narrateur, qui ne le lui reproche nullement, bien qu’elle fasse tout pour le provoquer en ce sens. Il semblerait que pour le narrateur l’argent n’ait aucune valeur…

On apprend également que le général a rejoint Blanche à Paris une semaine après son arrivée dans la capitale française et qu’ils se sont mariés dans l’intimité.

Le narrateur quant à lui part pour l’Allemagne et séjourne à Baden, où il entre au service d’un conseiller (Hinze) pour gagner un peu d’argent. Mais l’attrait pour le jeu est plus fort que lui, et il retourne au casino, où il gagne souvent.

Il s’installe ensuite à Hambourg, où sa passion pour le jeu s’envenime. Il rencontre d’ailleurs par hasard M. Adtley, qui le met en barde contre ce vice et lui donne quelques nouvelles de leurs amis de l’époque où ils étaient dans la ville d’eau :

  • Pauline a reçu une rente de la grand-mère à son décès.
  • Le général est mort d’une attaque.
  • Mademoiselle Blanche a récupéré tout ce dont le général avait hérité de la grand-mère.

Quand à des Grieux, il ne veut pas en parler, et finit par lui révéler que c’est en fait lui, le narrateur, que Pauline aimait…

Vocabulaire :
Camériste = femme de chambre
Etique = d'une extrême maigreur
Fatuité = satisfaction excessive et ridicule de soi-même
Gants beurre frais = gants en maille ou en cuir dont la couleur rappelle celle du beurre frais
Ignominieusement = d'une façon qui suscite de déshonneur
Morigéner = réprimander au nom de la morale
Pusillanimité = timidité excessive, manque de courage
Verste = ancienne mesure de longueur utilisée en Russie

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« Alice au Pays des Merveilles »

Lewis Carroll

Lecture en octobre 2018

En fait, ces aventures, c’est un rêve que fait Alice… avant d’être réveillée pas sa soeur, à qui elle raconte son rêve.

Cette dernière se prend à rêver éveillée aux personnages rencontrés par Alice en songe.

Une belle évasion dans un monde imaginaire, le soir avant de m’endormir !

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Vocabulaire :
Fieffé = qui possède un défaut ou un vice au plus haut degré
Griffon = animal fantastique doté d’ailes, d’un corps de lion et d’une tête d’oiseau de proie.

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« L’art du voyage »

Alain de Botton

Lecture en septembre 2018

« L’art du voyage » est un ensemble de réflexions d’Alain de Botton liées à ses propres voyages et ponctuées de références littéraires sur le thème du voyage.

Pour l’auteur, « le plaisir qu’on retire des voyages dépend peut-être plus de sa propre disposition d’esprit que de sa destination ».

Le bénéfice à retirer de la contemplation d’un vieil édifice pourrait bien n’être rien de plus, mais rien de moins que l’idée que « le styles architecturaux sont plus souples qu’ils ne le semblent, comme le sont les usages auxquels les édifices sont destinés« .

On pourrait se représenter la curiosité sous la forme d’un enchaînement de petites questions s’étendant, parfois sur d’énormes distances, à partir d’un noyau central composé de quelques grandes questions générales.

Etant allé dans un endroit qu’on ne revisitera peut-être jamais, on se sent tenu d’admirer une série de choses sans autre rapport entre elles que géographique, dont une vrais compréhension nécessiterait des qualités qu’on trouverait difficilement réunies dans la même personne. On nous demande d’être curieux d’architecture gothique dans une rue, et aussitôt après d’archéologie étrusque dans la suivante.

Comme le disait Nietzsche, les peintres ne font pas que reproduire. Ils choisissent et mettent en valeur, et ils sont sincèrement admirés dans la mesure où leur vision de la réalité semble en faire ressortir les aspects les plus précieux.

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