Publié dans Non classé

« Au coeur des ténèbres »

Conrad

Lu en décembre 2018

Le texte est dense… Il n’y a pas d’espace entre les paragraphes, et pas de chapitre : le récit se déroule en continu.

C’est une drôle de chose que la vie – ce mystérieux arrangement d’une logique sans merci pour un dessin futile. Le plus qu’on puisse en espérer, c’est quelque connaissance de soi-même – qui vient trop tard – une moisson de regrets inextinguibles.

Publié dans Policier

« Le train bleu »

Agatha Christie

Lecture en novembre 2018

Un Américain très riche, Rufus Van Aldin, qui a acheté pour sa fille, Ruth, un rubis très connu et souhaite ardemment qu’elle divorce d’un mari volage, Derek Kettering (lequel retrouve régulièrement sa maîtresse, Mireille)…

Un voyage à destination de la Côte d’Azur au départ de Londres à bord du Train Bleu, où est montée Ruth, qui raconte ses ennuis à sa voisine de table, Katherine Grey : son mari odieux, ses retrouvailles avec son amour de jeunesse…

Un homme que Katherine a déjà croisé deux fois à Londres et qui pénètre dans un compartiment dont elle pense qu’il s’agit de celui de la femme qui lui a raconté ses ennuis…

Un crime : celui de Ruth Kettering, et un vol : celui des rubis offerts par son père…

La présence à bord du Train Bleu d’Hercule Poirot, qui, aussitôt arrivé à Nice, se présente au commissaire chargé de l’enquête pour proposer son aide…

Des interrogatoires menés en étroite collaboration par le commissaire Caux et Hercule Poirot : le père de Ruth, sa femme de chambre, son amant, son mari, Katerine Grey…

Un colis récupéré à une Poste par Hercule Poirot grâce à ses « indicateurs » dont l’expéditeur est le Comte de la Roche (l’amant de Ruth qu’elle allait retrouver à Nice) et qui contient le rubis disparu du compartiment de Ruth Kettering…

Un grec, qui est redevable à Hercule Poirot : ce dernier lui pose quelques questions mais n’obtient pas de réponse convaincante…

Un échange inattendu entre le comte de La Roche et Derek Kettering, à qui il demande de l’argent contre son silence concernant ce qu’il a appris de la bouche de Mireille (que Derek a récemment rabrouée).

Des commentaires prononcés par Hercule Poirot qui laissent entendre qu’il a des pistes…

Des confidences sentimentales faites à Katherine par Derek (qui affirme qu’il n’a pas tué sa femme mais a pénétré dans son compartiment) et par M. Knighton, le secrétaire de M. Van Aldin…

Des révélations de Mireille (l’ex-maîtresse délaissée de Derek Kettering) à Hercule Poirot concernant la culpabilité de Derek dans le meurtre de sa femme : elle l’a vu sortir du compartiment de cette dernière avant Lyon…

Un échange entre Poirot et une vieille connaissance, qui lui apprend que Mireille porte autour du coup le bijou « Coeur de feu »…

Un nouveau voyage à bord du train bleu, où Hercule Poirot est accompagné de M. Van Aldin et de son secrétaire, pour une reconstitution…

La révélation par Hercule Poirot de l’identité de la personne qui a tué Ruth Kettering…

___________________________________________________

Vocabulaire : Jeune femme accorte = jeune femme aimable, agréable

Publié dans Roman

« Alice au Pays des Merveilles »

Lewis Carroll

Lecture en octobre 2018

En fait, ces aventures, c’est un rêve que fait Alice… avant d’être réveillée pas sa soeur, à qui elle raconte son rêve.

Cette dernière se prend à rêver éveillée aux personnages rencontrés par Alice en songe.

Une belle évasion dans un monde imaginaire, le soir avant de m’endormir !

________________________________________________________________________

Vocabulaire :
Fieffé = qui possède un défaut ou un vice au plus haut degré
Griffon = animal fantastique doté d’ailes, d’un corps de lion et d’une tête d’oiseau de proie.

Publié dans Recueil

« Les plus beaux récits de voyages »

Roselyne de Ayala et Jean-Pierre Guéno

avec des articles de Pierre-Emmanuel Provost d’Agostino

Lecture en septembre 2019

J’ai particulièrement apprécié les texte de Pierre-Emmanuel Provost d’Agostino, tous très bien écrits.

Lamartine « Visite au Parthénon » :

« Voyager, c’est traduire ; c’est traduire à l’oeil, à la pensée, à l’âme du lecteur, les lieux, les couleurs, les impressions, les sentiments que la nature ou les monuments humains donnent au voyageur. L faut à la fois savoir regarder, sentir et exprimer. »

Lire la suite de « « Les plus beaux récits de voyages » »
Publié dans Réflexions, Roman

« L’art du voyage »

Alain de Botton

Lecture en septembre 2018

« L’art du voyage » est un ensemble de réflexions d’Alain de Botton liées à ses propres voyages et ponctuées de références littéraires sur le thème du voyage.

Pour l’auteur, « le plaisir qu’on retire des voyages dépend peut-être plus de sa propre disposition d’esprit que de sa destination ».

Le bénéfice à retirer de la contemplation d’un vieil édifice pourrait bien n’être rien de plus, mais rien de moins que l’idée que « le styles architecturaux sont plus souples qu’ils ne le semblent, comme le sont les usages auxquels les édifices sont destinés« .

On pourrait se représenter la curiosité sous la forme d’un enchaînement de petites questions s’étendant, parfois sur d’énormes distances, à partir d’un noyau central composé de quelques grandes questions générales.

Etant allé dans un endroit qu’on ne revisitera peut-être jamais, on se sent tenu d’admirer une série de choses sans autre rapport entre elles que géographique, dont une vrais compréhension nécessiterait des qualités qu’on trouverait difficilement réunies dans la même personne. On nous demande d’être curieux d’architecture gothique dans une rue, et aussitôt après d’archéologie étrusque dans la suivante.

Comme le disait Nietzsche, les peintres ne font pas que reproduire. Ils choisissent et mettent en valeur, et ils sont sincèrement admirés dans la mesure où leur vision de la réalité semble en faire ressortir les aspects les plus précieux.

Lire la suite de « « L’art du voyage » »
Publié dans Roman

« Grossir le ciel »

Franck Bouysse

Lecture en octobre 2018

Gus vit seul dans sa ferme, au fin fond des Cévennes, avec pour seul compagnon son chien, Mars, et pour seul ami son voisin, Abel. Sa mère avait tué son père, qui la violentait régulièrement, et peu après s’était pendue.

Un jour il reçoit la visite d’un « suceur de Bible » (comme il l’appelle) qui le perturbe quelque peu… Puis il repère des traces de pas « bizarres » dans la neige.

Quelques temps après, Abel apprend à Gus qu’il a eu un fils, dont la mère est morte lors de l’accouchement et que celui-ci a été élevé en institut car il était né avec un très fort handicap.

Et puis un jour, Abel présente son fils, Thomas, à Gus : il est difforme, visage compris, et a le cerveau d’un enfant de 5 ans. Il demande à Gus de l’aider à l’élever, mais celui-ci refuse.

Un jour, Gus trouve son chien mort : il découvre que quelqu’un lui a donné de la viande contenant des morceaux de verre. Il soupçonne Thomas ou Abel et se rend aussitôt chez eux, armé d’un fusil…

Lire la suite de « « Grossir le ciel » »
Publié dans Roman

« L’usage du monde »

Nicolas Bouvier

Lecture en octobre 2018

Il s’agit du récit du périple de l’auteur entre Genève et l’Afghanistan dans les années 1950, via la Serbie, la Bosnie, la Macédoine, la Grèce, la Turquie, l’Azerbaïdjan et l’Iran.

Un voyage se passe de motif. Il ne tarde pas à prouver qu’il suffit à lui-même. On voit qu’on va faire un voyage, mais bientôt c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait.

Le voyage fournit des occasions de s’ébrouer mais pas – comme on le croyait – la liberté. Il fait plutôt éprouver une sorte de réduction : privé de son cadre habituel, dépouillé de ses habitudes comme d’un volumineux emballage, le voyageur se trouve ramené à de plus humbles proportions. Plus ouvert aussi à la curiosité, à l’intuition, au coup de foudre. »

Vocabulaire :
Décati = défraîchi
Factotum « personne à tout faire » dans une maison où il/elle est employé(e)
Glose = note en marge d’un texte pour donner une explication.
Potentat = souverain absolu d’un grand Etat
Rassi (individu) = calme, posé.
Rétif = qui est indocile, difficile à persuader.
Samovar = ustensile utilisé en Russie pour faire bouillir l’eau du thé
Versicolore = dont la couleur est variée ou changeante.



Publié dans Roman

« L’élégance du hérisson »

Muriel Barbery

Lecture en septembre 2018

Et si la littérature c’était une télévision dans laquelle on regarde pour activer ses neurones miroirs et se donner à peu de frais les frissons de l’action ?

L’histoire se déroule dans un lieu fermé : un immeuble de riches à Paris (7 rue de Grenelle). Les deux protagonistes sont Paloma, une jeune adolescente surdouée qui rejette la frivolité de la vie de ses parents et de sa soeur Colombe, et la concierge de l’immeuble, qui a une passion pour la littéraire, le Japon et son chat. A la compagnie de ses congénères, Paloma préfère celle de son « Journal du mouvement du monde » ou de ses « Pensées profondes ».

L’arrivée dans l’immeuble de M. Ozu, un Japonais, est pour Paloma et la concierge (Renée) une sorte de « révélation » : ce dernier les invite chacune à plusieurs reprises chez lui et une relation privilégiée se met en place…

Renée et Paloma deviennent progressivement amies à partir du jour où la concierge raconte à la jeune fille son histoire personnelle, qui l’a émue.

Un jour, pour son anniversaire, M. Ozu invite Renée dans un restaurant japonais sélect. Le lendemain Renée meurt dans un accident, heurtée par un véhicule en voulant protéger un clochard du quartier.

Beaucoup de psychologie, d'introspection, dans ce roman.

La quiétude que nous éprouvons lorsque nous sommes seuls, cette certitude de nous-mêmes dans la sérénité de la solitude ne sont rien en comparaison du laisser-aller, laisser-venir et laisser-parler qui se vit avec l’autre, en compagnie complice. »

Lire la suite de « « L’élégance du hérisson » »