Publié dans Roman feel good

« Et tu trouveras le trésor qui dort en toi »

Laurent Gounelle

Alice est très enthousiaste quand elle apprend que l’agence de communication pour la quelle elle travaille est sur le point de remporter un gros contrat au Qatar… Mais un coup de fil de son père lui apprend que Jérémie, son ami d’enfance devenu prêtre, ne va pas bien, notamment parce que les fidèles se sont de plus en plus rare dans l’église de Cluny où il officie.

Alice décide de se rendre chez son père, avec son marie et leur fils, pour parler avec Jérémie et essayer de trouver une solution pour l’aider.

Elle commence à lire la Bible, afin de se familiariser avec les préceptes de la religion catholique, elle qui est athée, puis assiste à une messe animée par Jérémie et lui donne ensuite quelques conseils pour améliorer sa communication avec ses fidèles.

Un jour, elle entraîne Jérémie à une conférence d’un certain Toby Collins [NDLR : sans doute une allusion à Tony Robins, le pape du développement personnel].
Puis, petit à petit Alice amène Jérémie à évoluer en lui prêtant des livres inspirants et en le « coachant » à sa façon…

A son travail, lors de la réunion annuelle de présentation des résultats de l’entreprise par le PDG, Alice fait une intervention très remarquée… qui vaut à l’ensemble des salariés une augmentation de 5% (contre les 0,1% initialement annoncés par la direction) et l’abandon par le PDG de la grosse prime qui lui avait été accordée par le Conseil d’Administration.

Suite à son action, plusieurs collègues ayant fait référence au taoïsme la concernant, Alice décide de se renseigner sur cette religion/philosophie… et s’attèle à la lecture « Tao-te-king » de Lao Tseu : 80 principes qui sont à la base du taoïsme.

Et quelle n’est pas sa surprise lorsqu’elle découvre, au fil de la lecture, qu’un grand nombre des idées formulées par Lao Tseu se rapprochent des paroles de Jėsus transcrites dans la Bible !

Un jour, Alice a une discussion avec son père sur le « déclic » qu’a été pour lui le fait de perdre son emploi à la cinquantaine : c’est alors qu’il a réalisé qu’il n’était pas son travail… et bien lui en a pris car tous ses amis s’étaient totalement identifiés à leur métier toute leur vie sont décédés peu de temps après leur départ en retraite…

La baronne de la paroisse où exerce Jérémie se rend chez l’évêque pour l’informer que « frère Jérémie est sous l’influence d’une jeune femme ».

Alice, quant à elle, s’interroge sur sa propre identité et appelle son « ami » Toby Collins (le conférencier) qu’elle interroge sur ce qu’est pour lui l’ego. Mais au bout d’un moment, Toby coupe court à la conversation en lui faisant remarquer qu’elle est en train de s’adresser non pas à l’ami mais au consultant… et qu’il facture ses séances 500$ !

Le soir-même, elle se rend à un vernissage où, de son point de vue, tout le monde « joue un rôle »… et lorsqu’elle demande avec insistance à l’un de ses interlocuteurs (un critique d’art très connu) qui il est, celui-ci ne sait que lui répondre.

Alice rencontre ensuite, dans le cadre de son que Raphaël Duvernet, un spécialiste du taoïsme… et elle lui fait part de « rapprochements » qu’elle a pu faire entre certains concepts du taoïsme et certaines règles de la religion catholique. Mais pour son interlocuteur, le christianisme et les religions orientales (taoïsme, hindouisme, bouddhisme) n’ont rien à voir…

Lors d’une soirée chez des collègues de son mari où elle s’ennuie, à l’occasion d’un jeu avec les enfants de leurs hôtes, Alice fait l’expérience d’une « autre réalité », « une sorte de monde parallèle délivré du temps ».

Plus tard, elle interroge un astrophysicien sur les origines du monde.
Nota : Ses réponses sont d’ailleurs très accessibles à quiconque s’intéresse un tant soit peu à ce sujet.

La nouvelle façon d’animer les messes mise en place par Jérémie, sous l’impulsion d’Alice, attire progressivement de nouvelles personnes dans l’église… Les séances de confession évoluent également : elles sont davantage axées développement personnel. Et même Mme de Sindegault (la baronne), qui avait pourtant dénoncé auprès de l’évêque les pratiques « peu orthodoxes » du père Jérémie, ne résiste pas à la tentation d’aller se confesser concernant sa jalousie maladive envers les possessions des autres et sa tendance à accumuler les vêtements, accessoires, produits de maquillage…

Les deux bigotes, Germaine et Cornélie, quant à elles, n’en reviennent pas du nombre de personnes qui fréquentent maintenant l’église et sont très intriguées aussi par ses nouvelles pratiques concernant la confession… tant et si bien que Germaine décide d’aller se confesser pour ses médisances, afin de voir ce que Jérémie va lui « prescrire ».

Alice se voit remettre régulièrement par une soeur sourde et muette (qu’elle a surnommée « soeur IKEA ») un petit mot avec une parole de Jésus.
Un jour, elle les rassemble tous et se rend compte que chacune des phrases n’est pas exactement identique à celle figurant dans la Bible, même si le sens est très proche… En cherchant sur internet, elle découvre que les phrases écrites par « soeur IKEA » sont extraites de l’Evangile de Thomas, dont l’un des disciples aurait fondé, dans une région de Syrie, une communauté chrétienne qui « concevait la foi comme une façon de vivre, une voie, et non comme un dogme ». Or, à l’époque l’Eglise avait déclaré cet Evangile de Thomas « non authentique ».
Alice, intriguée, approfondit ses recherches…

Jérémie, dont la nouvelle façon de dire la messe dérange au niveau de l’évêché, apprend qu’il est muté en Afrique dans les jours qui suivent.
L’évêque l’a volontairement convoqué à l’évêché peu de temps avant l’heure de début de sa messe à Cluny et fait tout pour le retarder, si bien qu’il ne peut même pas dire officiellement au revoir à ses paroissiens… et Alice, qui est dans l’église, décide de dire la messe à sa place en s’inspirant du texte qu’elle lui avait préparé.

Le matin du départ de Jérémie pour l’Afrique, Alice s’est levée très tôt pour venir lui dire au revoir… et quelle n’est pas sa surprise, lorsqu’elle entraîne Jérémie dans l’église pour une raison quelconque, de constater que tous les paroissiens, anciens et nouveaux, sont là pour lui dire au revoir… y compris Mme de Sindegault (la baronne), qui a abandonné tout signe extérieur de richesse !

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CITATIONS :

« On appelle ego cette représentation que l’on a de soi-même, cette construction mentale autour de l’idée que l’on se fait de soi-même. Une fausse identité qui, d’une certaine façon, fait écran à notre vraie nature. »

« On ne sait pas vraiment qui on est, car ce que nous sommes est trop abstrait, alors on a tendance à assimiler notre être avec un certain nombre de choses plus palpables : notre apparence physique, nos qualités, notre intelligence, notre métier, ou même des rôles que l’on se donne. »

« Dans toute situation, il faut garder confiance. L’état de confiance permet d’accéder à ses ressources, lesquelles sont nécessaires pour trouver des solutions aux difficultés. »

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Passionné par les relations humaines, Laurent Gounelle a écrit son premier roman sur le thème de la vie et de la recherche du bonheur suite à la perte, en peu de temps, de plusieurs êtres chers.
A partir de là, il a enchaîné les ouvrages à succès sur différents sujets liés au développement personnel.
Plus d’info sur sa vie, son oeuvre et son actualité sur son site internet : https://www.laurentgounelle.com/accueil.

Le « fil rouge » du roman, c’est le questionnement d’Alice sur l’égo (le sien et celui des autres).


#romanfeelgood

Vocabulaire :
Fatuité = Satisfaction de soi-même qui s'étale d'une manière insolente, déplaisante ou ridicule.

Publié dans Roman feel good

« Une évidence »

Agnès Martin-Lugand

Reine, la narratrice, vit seule avec son fils de 17 ans, Noé. Elle est très entourée par son ami Paul, sa soeur (Anne) et son beau-frère (Ludovic).

Paul, elle l’a rencontré grâce à une annonce : photographe, il recherchait une personne pour s’occuper de la mise en place des décors pour ses clichés.
Et plusieurs années plus tard, elle est devenue son associée.

Un jour, elle se rend à un rendez-vous professionnel à Saint Malo et.. tombe sous le charge du client (Pacôme), avec qui elle passe la nuit. Puis, elle découvre que l’associé de ce dernier n’est autre que Nicolas, l’homme qu’elle a aimé lorsqu’elle était jeune et.. qui est le père de son fils (mais ni l’un ni l’autre ne sont au courant : Reine a fait croire à Pacôme et à Nicolas que son fils a 10 ans).

Chaque fois qu’elle se rend à Saint Malo pour le travail, Reine passe la nuit avec Pacôme. Mais un jour, il disparaît, sans prévenir qui que ce soit : c’est là son côté imprévisible, que connaît bien son associé.

Et quelques temps plus tard, Pacôme se présente au travail de Reine et, par le plus grand des hasards, tombe sur le fils de cette dernière… dont il a la surprise de constater que c’est en fait un grand adolescent.
La stupéfaction passée, Pacôme et Noé se trouvent des goûts communs au sujet de Saint Malo, ce qui les rapproche rapidement.

Lorsqu’il apprend que Noé est son fils et que Reine le lui avait caché, à l’époque, Nicolas est hors de lui… même si les circonstances, à ce moment-là, ont fait que Reine n’avait pas trouvé opportun de l’informer, dans la mesure où il était parti en Inde et était tombé amoureux de sa femme actuelle.

Quant à Noé, il semble prendre les choses de façon plus sereine… mais un jour il disparaît et envoie un message à sa mère en lui disant qu’il ne veut plus la voir !
En fait, il s’est réfugié chez Pacôme, à Saint Malo.

Un jour, Héloïse (la femme de Nicolas) va voir Reine et lui fait part de son désarroi concernant l’état de Nicolas depuis qu’il sait que Noé est son fils…

Un peu plus tard, Reine se rend à Saint Malo, dans l’espoir que son fils accepte de lui parler : après une très brève entrevue avec Noé, Reine se précipite à l’entreprise de Nicolas, à qui elle demande instamment de se manifester auprès de Noé.

Un soir, Reine a la surprise de voir son fils arriver chez eux, à Rouen : il lui dit qu’il est rentré pour le bac… et lorsqu’elle va se coucher, elle trouve sur son lit une longue lettre de Pacôme (qui avait déposé Noé devant la maison) : il lui annonce qu’il « prend le large », comme il l’avait fait tant d’autres fois, au grand désarroi de son associé.

Noé, quant à lui, renoue les liens avec Paul ; par contre, ils restent tendu avec sa mère. Toutefois, il demande à voir ses grands-parents, ainsi que sa tante et son oncle : un repas familial est organisé, à l’issue duquel Noé interroge son grand-père au sujet de Nicolas.

Le jour des résultats du bac, poussée par Paul, Reine se rend devant les tableaux d’affichage, où elle retrouve son fils, qui a réussi, et a apparemment reçu les félicitations de son père (qui avait vu les résultats sur internet).

Le soir même, Noé retrouve envers sa mère la gaieté qu’il avait perdue… et partage avec elle ce qu’il a sur le coeur, puis lui demande si elle pourra l’accompagner à Saint Malo pour qu’il rencontre son père.

Noé se rapproche progressivement de son père, et Reine et Paul s’avouent leur amour réciproque, qu’ils ont réfréné pendant tant d’années.
Quant à Pacôme, il reviendra à Saint Malo, pour y rendre son dernier soupir…


Une histoire dans laquelle je me suis immédiatement plongée et que j’ai quittée à regret lorsque j’ai tourné la dernière page du livre…
Peut-être aussi lié au fait que Saint-Malo est une ville que j’adore !

Publié dans Découverte, Non classé

« Sagesses d’ailleurs pour vivre aujourd’hui »

Frederika Van Ingen

L’auteur a rencontré des « passeurs » qui ont vécu, pendant une période plus ou moins longue, chez des « peuples premiers » : elle nous partage leur expérience.

Xavier Péron a découvert la culture Massaïï.
Chez ces derniers :
– On ne jette pas la faute sur l’autre.
– Il n’y a pas de médisance.
– Chacun est responsable de sa vie.
– Chaque mauvaise nouvelle est annoncée en la faisant précéder et suivre d’une bonne nouvelle.
– On perçoit les difficultés comme un don.

Charles Hervé-Gruyer possède un ferme où il pratique l’agriculture pérenne.
« Ce que notre expérience montre et que j’aimerais transmettre, c’est qu’on peut passer de la techno-abondance à la bio-abondance, sans que cette transition soit une perte : on n’aura peut-être pas une abondance de gadgets, mais une abondance de temps, de liens humains, de partage, de beauté, bref, en un mot l’essentiel. »

Lorenza Garcia est tombée sous le charme des chants de reconnexion à Hozbo, chez les Indiens Navajos.

La princesse Constance de Polignac participe à des missions au Congo.

Borys Cholewka est chamane, initié en Sibérie, mais aussi fervent amateur du yoga, des philosophes indiens et du chant.

Eric Julien a cotoyé, à plusieurs reprises, les Kogis, des Indiens semi-nomades, en Colombie, et a créé un structure associative : l’Ecole de la nature et des savoirs (dont l’objectif est de favoriser la reconnexion au vivant).


Un ouvrage, certes assez épais, mais inspirant et apaisant…