Publié dans Développement personnel, Roman

« L’homme qui voulait être heureux »

Laurent Gounelle

Il s’agit du premier roman de Laurent Gounelle, qui avait commencé sa vie professionnelle dans la finance, où, à 23 ans, il s’est senti « pas à sa place ».

A Bali, le narrateur se rend chez un guérisseur : celui-ci lui inculque quelques principes qui devraient lui permettre de se sentir mieux :
– Les autres nous voient tel/telle que nous nous voyons nous-même au point de vue physique, d’où l’importance de l’image de soi.
– Ce que l’on vit a pour origine ce que l’on croit.
– Nos croyances, qu’elles soient positives ou négatives, forgent notre réalité.

Il fait en outre connaissance avec un couple, à qui il se joint un jour pour une visite touristique.

Entre chaque séance chez le guérisseur, il accomplit les tâches liées au développement personnel que celui-ci lui demande de réaliser, notamment :
– écrire ce qui l’empêche de réaliser ses rêves ;
– essuyer 5 non, ce qui s’avère difficile, la très grande majorité des gens répondant favorablement à ses demandes.
Et quand il se rend chez le guérisseur pour lui faire part de cette expérience, ce dernier lui en fait clairement prendre conscience : « Les personnes qui ont peur du rejet (…) sont loin de savoir qu’il est rare d’être repoussé par les autres. (…) Les gens sont, dans l’ensemble, plutôt enclins à vous aider, à ne pas vous décevoir, à aller dans le sens de ce que vous attendez d’eux. »

Le narrateur, qui rêve de devenir photographe, prend conscience, en échangeant avec le guérisseur, qu’il est en quelque sorte « bloqué » dans son projet par son héritage familial, où seuls les métiers intellectuels sont valorisés.

Si vous braquez les projecteurs sur les qualités d’une personne, même si elles sont infinies, elles s’accentueront, se développeront jusqu’à devenir prépondérantes. D’où l’importance d’avoir dans votre entourage des gens qui croient en vous, en vos qualités, et en vos capacités.

Ils évoquent en outre la relation du narrateur à l’argent, qui est ambivalente : d’un côté il souhaite gagner de l’argent, mais de l’autre l’argent le dégoûte un peu…
Ils échangent aussi sur ce que le narrateur continuerait ou non à faire s’il savait qu’il allait mourir dans une semaine.

Une vie réussie est une vie que l’on a menée conformément à ses souhaits, en agissant toujours en accord avec ses valeurs, en donnant le meilleur de soi-même dans ce que l’on fait, en restant en harmonie avec qui l’on est, et, si possible, une vie qui nous a donné l’occasion de nous dépasser, de nous consacrer à autre chose qu’à nous-même et d’apporter quelque chose à l’humanité.

Plus tard, assis à la terrasse d’un glacier, le narrateur observe un groupe à une table voisine en essayant d’analyser le comportement de chacun du point de vue du développement personnel.

Et pour pouvoir suivre le dernier enseignement du guérisseur, il est confronté à un dilemme : faire modifier son billet, ce qui lui coûtera très cher et l’obligera à rentrer chez lui au dernier moment avant de reprendre son travail.
Il décide finalement de quitter Bali plus tard, intrigué de savoir ce que le guérisseur lui réserve pour leur dernière séance…

A son arrivée chez ce dernier, il trouve un petit mot du sage lui indiquant qu’il a lui-même « accompli un apprentissage majeur » en faisant un choix qui lui coûtait : modifier son billet d’avion.

« Le chemin qui mène au bonheur demande parfois de renoncer à la facilité, pour suivre les exigences de sa volonté au plus profond de soi. »

Avant de prendre l’avion pour rentrer chez lui, le narrateur décide de gravir le sommet pour lequel le sage l’avait challengé au début de leur rencontre…


Lien vers l’épisode 8 du podcast « Les gens qui lisent sont plus heureux »
dont l’invité était Laurent Gounelle :
https://podcasts.audiomeans.fr/les-gens-qui-lisent-sont-plus-heureux-5621e2332e2e/-8-laurent-gounelle-libre-dans-sa-tete-7f64c4a95c63

Publié dans BD

« Errance en mer rouge »

Joël Alessandra

Tom, un prof de dessin français, décide d’aller exercer son métier à Djibouti, où il se lie d’amitié avec Fred, aventurier et contrebandier, qui lui fait découvrir l’oeuvre d’Henry de Monfreid, les pirates somalis… et bien d’autres choses !

Des dessins magnifiques, dans un esprit « carnet de voyage »…

Très agréable à lire, même pour celles et ceux qui, comme moi, ne sont pas fans de BD.

Publié dans Conte philosophique

« Siddhartha »

Hermann Hesse

Siddharta est un Samana : il mène une vie d’ascète, ne ressentant pas les besoins « courants » du commun des mortels. Mais au fil de ses rencontres, il découvre progressivement tous ces besoins et finit par, peu à peu, les ressentir lui aussi…

« Siddharta » est un conte philosophique qui aborde notamment les thèmes de la spiritualité, de la séduction, de l’amour, de la cupidité…

Le style d’Hermann Hesse, que je découvre avec cet ouvrage, est fluide et très agréable à lire.

Lien vers le site dédié à Hermann Hesse : https://www.hermann-hesse.de/fr/biographie

Publié dans Humour

« Pierre Dac : mon maître 63 »

Jacques Pressis

Je vous partage les répliques que j’ai trouvées les plus « croustillantes »...

« Vous vous sentez concerné ?
Un concerné n’est pas forcément un imbécile en état de siège. »

« Que faites-vous dans la vie ?
J’ai eu des hauts et des bas. Alors je suis devenu garçon d’ascenseur. »

« Elle est entrée dans les ordres (…). Ça lui permet de regarder le ménage se faire tour seul par l’opération du Saint-Esprit. »

« On dit d’un accusé qu’il est cuit quand son avocat n’est pas cru. »

« Le carré est un triangle qui a réussi ou une circonférence qui a mal tourné. »

« les rêves n’ont été créés que pour que l’on ne s’ennuie pas pendant les heures de sommeil. »

Il y a quelques temps, j’avais publié une article concernant Pierre Dac.
Voici le lien : https://monjournaldelectures.home.blog/2020/12/24/bons-baisers-de-partout-loperation-tupeutla/.

Une lecture particulièrement appréciable dans les périodes où on a le moral en berne !