Dostoïevski
Lu en janvier 2019
Le narrateur est précepteur. Il fait partie de la « suite » d’un général russe qui, bien que ruiné, veut mener la belle vie, dans un grand hôtel d’une ville d’eau (fictive), où certains personnes de son entourage jouent au casino pour essayer de gagner de l’argent : l’occasion pour l’auteur (par la bouche du narrateur) de faire part de ses réflexions sur l’avidité, sur le hasard lié au jeu…
Il se trouve que le général a une dette (via une hypothèque) envers un certain marquis des Grieux et que le seul moyen pour lui de se désengager serait que « la grand-mère » meure.
Le narrateur, quant à lui, éprouve de la compassion pour Pauline, la belle-fille du général, mais celle-ci s’en amuse… Un jour, poussé par Pauline, il va provoque le »baron » qui le prend mal et s’en plaint au général, qui congédie le narrateur : ce dernier n’a pas respecté la prononciation berlinoise face au baron. Il se rend alors chez M. Astley, qui l’a en estime, pour le tenir au courant de la situation.
Cette rencontre est en outre l’occasion pour le narrateur d’apprendre certaines informations concernant « Mademoiselle Blanche », la fiancée du général, qui ne sont pas à son avantage… Les deux hommes évoquent également la « Baboulinka » (la grand-mère) dont le décès est attendu par une grande partie de l’entourage du général : lui-même, pour se marier avec Mademoiselle Blanche ; Pauline, pour avoir une dot ; le marquis des Grieux, pour être remboursé de l’hypothèque contractée auprès de lui par le général.
En rentrant à son hôtel, le narrateur a la surprise de découvrir, sur le perron du bâtiment, la grand-mère avec toute sa suite… Elle est alors amenée par ses domestiques dans l’appartement du général, où tout son entourage est réuni : tous sont stupéfaits en voyant la vieille dame (qui est en fait la grand-mère de Pauline et la tante du général).
Après qu’on lui ait fait visiter son appartement (très luxueux), la grand-mère, au grand dam de tous, demande à être amenée au casino. Le narrateur l’y accompagne et elle gagne beaucoup d’argent ; mais lorsqu’elle y retourne elle perd tout…
Plus tard, le narrateur, qui a gagné une importante somme au casino, accepte de partir pour Paris avec Mademoiselle Blanche (la maîtresse du général, qu’elle a éloigné de l’hôtel pour lui fausser compagnie). Là, elle dépense sans compter l’argent gagné par le narrateur, qui ne le lui reproche nullement, bien qu’elle fasse tout pour le provoquer en ce sens. Il semblerait que pour le narrateur l’argent n’ait aucune valeur…
On apprend également que le général a rejoint Blanche à Paris une semaine après son arrivée dans la capitale française et qu’ils se sont mariés dans l’intimité.
Le narrateur quant à lui part pour l’Allemagne et séjourne à Baden, où il entre au service d’un conseiller (Hinze) pour gagner un peu d’argent. Mais l’attrait pour le jeu est plus fort que lui, et il retourne au casino, où il gagne souvent.
Il s’installe ensuite à Hambourg, où sa passion pour le jeu s’envenime. Il rencontre d’ailleurs par hasard M. Adtley, qui le met en barde contre ce vice et lui donne quelques nouvelles de leurs amis de l’époque où ils étaient dans la ville d’eau :
- Pauline a reçu une rente de la grand-mère à son décès.
- Le général est mort d’une attaque.
- Mademoiselle Blanche a récupéré tout ce dont le général avait hérité de la grand-mère.
Quand à des Grieux, il ne veut pas en parler, et finit par lui révéler que c’est en fait lui, le narrateur, que Pauline aimait…
Vocabulaire :
Camériste = femme de chambre
Etique = d'une extrême maigreur
Fatuité = satisfaction excessive et ridicule de soi-même
Gants beurre frais = gants en maille ou en cuir dont la couleur rappelle celle du beurre frais
Ignominieusement = d'une façon qui suscite de déshonneur
Morigéner = réprimander au nom de la morale
Pusillanimité = timidité excessive, manque de courage
Verste = ancienne mesure de longueur utilisée en Russie