Douglas Kennedy
Kate Malone assiste aux obsèques de sa mère, auxquelles est également présent son frère, Charlie, qui pourtant ne donnait de ses nouvelles à sa mère et à sa soeur qu’épisodiquement.
Parmi les participants, Kate remarque également une vieille dame qui l’intrigue…
Quelques jours après, elle reçoit plusieurs coups de fil et une lettre de sa part : il s’agit de Sara Smythe, qui a bien connu les parents de Kate et Charlie.
Un jour, Sara dépose chez la concierge de l’immeuble de Kate un album photos à son attention : il contient des photos de Kate bébé avec son père, ainsi qu’une de son fils Ethan.
N’en pouvant plus, Kate se précipite chez Sara pour lui des mander des explications. Elle lui apprend que son père a été l’amour de sa vie. Ils s’étaient rencontrés à une soirée de Thanksgiving chez le frère de Sar en 1945 : Jack Malone portait alors un uniforme kaki de l’armée de terre…
La jeune Sara aspirait à aller vivre à New York, contre l’avis de ses parents, qui auraient souhaité qu’elle s’installe avec son prétendant, Horace, à Philadelphie.
Eric, son frère, était déjà à New York, où il vivait une vie de Bohême…
Malgré la désapprobation de ses parents, Sara a accepté l’offre de stage que lui avait proposé une journal new-yorkais. Son diplôme ne poche, elle est donc partie d’installer à Manhattan dans un « hôtel pour femmes seules » (ce qui rassurait son père).
Peu après, Eric est venu annoncer à Sara le décès de leur père suite à une crise cardiaque : ils ont alors pris ensemble le train pour rejoindre leur mère. Celle-ci, très fragilisée par la disparition de son mari, sera admise dans une maison de repos où elle sombrera dans une démence précoce, puis décèdera d’une infection pulmonaire.
A la fin de son stage, Sara a été engagée comme journaliste et s’est installée dans un petit appartement à Greenwich Village.
Eric, quand à lui, par pour l’Amérique du Sud, où il dilapidera l’argent de son héritage.
A son retour à New York, il organise une grande fête avec ses amis bohême et y convie sa soeur, qui s’y rend un peu à contre coeur.
Et c’est là, dans une atmosphère enfumée, que son regard croise celui d’un jeune homme en uniforme kaki… Peu après, celui-ci l’aborde, et ils quitteront ensemble la soirée pour se rendre d’abord dans un bar, où ils passent une partie de la nuit à se raconter leur vie : Jack est reporter dans l’armée et, bien que la guette soit finie, il va partir en Europe pour couvrir les évènements liés aux suites du conflit. Ils finissent la nuit chez Sara… et le matin elle accompagne Jack à l’entrée de sa base : ils ne se verront pas pendant 9 mois, la durée prévue de sa mission.
Sara commence à écrire chaque jour à Jack, mais n’a aucune retour de sa part et en est très perturbée : elle souffre d’insomnies et son comportement au travail s’en ressent.
Sur les conseils du médecin de son frère, elle part plusieurs semaines en « isolement » dans le Maine et écrit une nouvelle, qui est en fait le récit romancé de son histoire avec Jack.
Une fois remise d’aplomb, elle retourne chez elle à New York et, peu après, elle a la surprise de découvrir dans son courrier une carte très laconique de Jack, dont elle se débarrasse.
Sa nouvelle est publiée dans un journal, où elle est ensuite embauchée. Mais le travail qu’elle réalise ne correspond pas du tout au poste qui lui avait été annoncé.
Un jour, elle rencontre un homme, George, qui la demande très rapidement en mariage. Lorsqu’elle découvre qu’elle est enceinte, le mariage est organisé dans la précipitation par la mère de George, qui devient très vite envahissante et que Sara déteste.
Pour une raison inconnue, Sara perd son bébé et retourne vivre à New York.
Peu après, elles est convoquée dans le cabinet d’avocats où le père de George est associé dans le cadre d’une procédure de divorce. Plutôt qu’une pension, elle demande et obtient le versement d’une somme importante en une seule fois : ainsi, elle n’a plus rien à voir avec la famille Grey…
Grâce à cet argent, elle s’achète et appartement, et elle reprend contact avec le journal pour lequel elle travaillait : ils acceptent de lui confier des missions en freelance et, au vu de la qualité de son travail, ils lui en donnent de plus en plus.
Un jour, elle tombe par hasard, dans un kiosque à Central Park, sur Jack Malone avec sa femme et leur petit garçon Charlie : le choc !
Jack va alors tout faire pour revoir Sara.
Il lui explique que, s’il n’a pas répondu à ses courriers, c’est parce qu’il était complètement abasourdi suite à un courrier de Doroty (sa femme actuelle), avec qui il avait eu une aventure à Londres, qu’elle était enceinte. Il n’avait alors pas pu se soustraire à son rôle et futur papa et avait épousé Doroty.
Bien que réticente au début, Sara finit par succomber… et ils deviennent amants.
Un jour, Jack décide de raconter à sa femme tout son historie avec Sara.
Elle accepte cette relation, d’autant qu’elle reconnaît que Jack et elle ne seraient sans doute plus ensemble si Charlie n’était pas venu au monde…
Petit à petit, ils mettent en place une organisation où Jack est soit en déplacement soit avec Sara en semaine et avec sa femme et son fils le week-end.
La première rencontre entre Jack et Eric (le frère de Sara), n’a pas lieu sous les meilleurs auspices… Par contre, la soeur de Jack, Meg, contacte Sara pour lui propose de déjeuner ensemble : les deux femmes vont très vite devenir amies.
Eric, de son côté, a maille à partir avec les autorités du fait de ses anciennes accointances avec les communistes (le pays est alors en plein maccarthysme)… et il est amené à dévoiler son homosexualité.
Il est également expulsé de son appartement et se retrouve dans un studio minable et sombre dans l’alcool, refusant l’aide que lui propose Sara… et il finira par en mourir.
Peu après, Sara apprend de l’avocat de son frère que c’est Jack qui a mis le FBI sur les traces d’Eric… Et malgré l’insistance de Jack, Sara refuse de le revoir.
Elle quitte New York pour se réfugier dans le Maine, où elle était déjà allée lorsque Jack n’avait pas répondu à ses courriers après leur première rencontre.
Là, quelques temps plus tard, elle apprend, à sa grande stupéfaction, qu’elle est enceinte. Mais à 5 mois de grossesse, suite à un problème à l’utérus, elle perd le bébé et subit une hystérectomie.
Après avoir songé, un moment, à mettre fin à ses jours, Sara y renonce suite à un appel du patron du journal local de Brunswick pour lequel elle écrit chaque semaine une rubrique…
Elle décide un jour de retourner à New York, d’où elle part s’installer à Paris, où elle restera 5 ans, travaillant pur une maison d’édition qui publie des auteurs anglo-saxons.
A soin retour à New York, elle retrouve son avocat, qui s’était occupé de lui faire suivre son courrier, de gérer la location de son appartement…
Et puis elle accepte de revoir brièvement Jack, qui a maintenant aussi une fille, Kate, et s’apprête à partir pour Boston « pour un déplacement professionnel » d’après ses dires.
Quelques semaines après, Sara lit dans la presse que Jack est décédé dans un hôpital de Boston.
Ses obsèques ont lieu 2 jours plus tard : Sara y assiste depuis le fond de l’église.
Peu de temps après la cérémonie, elle se rend chez la soeur de jack, Meg, qui lui apprend que, depuis 1 an, Jack souffrait d’une leucémie et que quelques mois auparavant il avait été licencié.
Sara se propose alors d’aider financièrement Doroty, la femme de Jack, sous forme d’un don, pour le permettre de régler ses dettes, et d’un fonds de pension pour Charlie et Kate. Elle finit par accepter,n mais à condition que Sara ne cherche pas à voir Charly et Kate tant qu’elle sera en vie.
En se rendant chez l’avocat de sa mère pour avoir connaissance du contenu de son testament, Kate découvre qu’elle lui lègue la totalité du fonds de pension ouvert par Sara au bénéfice de Kate et Charlie pour financer leurs études, et que celui-ci a pris énormément de valeur.
Après réflexion, Kate décide de faire bénéficier son frère de 50% de la somme, même si, contrairement à Kate, il n’a pas été très résent auprès de leur mère…