Publié dans Découverte, Non classé

« Sagesses d’ailleurs pour vivre aujourd’hui »

Frederika Van Ingen

L’auteur a rencontré des « passeurs » qui ont vécu, pendant une période plus ou moins longue, chez des « peuples premiers » : elle nous partage leur expérience.

Xavier Péron a découvert la culture Massaïï.
Chez ces derniers :
– On ne jette pas la faute sur l’autre.
– Il n’y a pas de médisance.
– Chacun est responsable de sa vie.
– Chaque mauvaise nouvelle est annoncée en la faisant précéder et suivre d’une bonne nouvelle.
– On perçoit les difficultés comme un don.

Charles Hervé-Gruyer possède un ferme où il pratique l’agriculture pérenne.
« Ce que notre expérience montre et que j’aimerais transmettre, c’est qu’on peut passer de la techno-abondance à la bio-abondance, sans que cette transition soit une perte : on n’aura peut-être pas une abondance de gadgets, mais une abondance de temps, de liens humains, de partage, de beauté, bref, en un mot l’essentiel. »

Lorenza Garcia est tombée sous le charme des chants de reconnexion à Hozbo, chez les Indiens Navajos.

La princesse Constance de Polignac participe à des missions au Congo.

Borys Cholewka est chamane, initié en Sibérie, mais aussi fervent amateur du yoga, des philosophes indiens et du chant.

Eric Julien a cotoyé, à plusieurs reprises, les Kogis, des Indiens semi-nomades, en Colombie, et a créé un structure associative : l’Ecole de la nature et des savoirs (dont l’objectif est de favoriser la reconnexion au vivant).


Un ouvrage, certes assez épais, mais inspirant et apaisant…

Publié dans Découverte

Sur la route du papier, avec Erik Orsenna…

Si le papier est fabriqué à partir d’une pâte liquide, un mélange homogène, le papyrus vient d’un tissage de fibres. Elles proviennent d’une espèce de roseaux abondantes sur les rives du Nil. A l ‘intérieur de la tige est une moelle fibreuse que l’on découpe en lamelles.
Une première ouche est constituée de ces lamelles alignées côte à côte et verticalement.
On lui superpose une seconde couche, formée de semblables lamelles, mais placées horizontalement.
On arrose avec de l’eau du fleuve.
Puis on martèle longuement l’ensemble pour que les lamelles horizontales et verticales s’imbriquent.
Il ne reste plus qu’à laisser sécher et blanchir au soleil d’Egypte.
On peut lisser la surface avec une pierre, on peut aussi lui ajouter de l’amidon pour y faciliter l’écriture.
En cousant diverses feuilles, on fabrique des rouleaux.


Première étape du voyage sur la route du papier : la Chine.
Turpan (au Nord-Ouest du pays), qui abrite un musée exposant des manuscrits et des vêtements en papier
Bezeklik
La montagne flamboyante
Lanzhou
Dunhuang
Le désert du Taklamakan
Les grottes de Mogao

Cap ensuite sur l’Italie…
L’Ombrie
Les Marches
Fabriano, son musée du papier, son muée de la bicyclette
Arezzo

Puis l’Alsace du Sud…
Sundgay
Moernach, où Erik Orsenna recommande l’Auberge des 2 clés
Ferrette
Linsdorf
Saint Blaise
Liebenswiller

Viennent ensuite :
Le Canada (Trois Rivières, Ottawa, La Tuque)
La Russie (Svetogorsk)
La Suède (Ostavall, Gavle)

Retour en France :
Les Landes
La Courneuve
Grenoble et la Cellulose Valley
Nanterre
Crèvecoeur (fabrication de papier monnaie et autres papiers servant à la fabrication de documents susceptibles d’être falsifiés : passeport, places de concert…)

Et enfin, plus au Sud…
Le Portugal : Torres Nova et son usine de fabrication de papier toilette

On produit chaque année dans le monde 400 millions de tonnes de pâtes à papier. L’une des plus grosses entreprises de production de papier (Asia Pulp and Paper) se trouve à Sumatra, en Indonésie.


Quelles sont les étapes de la création romanesque ?
D’abord, sans bien s’en rendre compte, l’écrivain trie entre toutes les informations reçues : entre tous les souvenirs engrangés il choisit ceux qui pourront lui servir.
Ensuite, et toujours dans le même état de semi-conscience, il récupère, c’est à dire qu’il commence à constituer à partir de ce magma un bloc à peu près homogène, en d’autres termes l’esquisse d’une histoire.
Enfin, il recyle. Il mélange ces éléments disparates, il les triture, il unit , il fabrique une page qu’il étire, qu’il étend, qu’il apprête… Ne parle-t-on pas de la « pâte romanesque » ?
Le romancier est un papetier qui s’ignore, un recycleur instinctif.