Publié dans Réflexion sur la lecture

Un manifeste pour la lecture…

Pour les non anglophones voici les principales idées énoncées dans cet article, que j’ai trouvé très pertinent…

Nous sommes submergés de programmes en tous genres proposés par les plateformes de streaming type Netflix. On n’arrive pas à suivre toutes ces « séries » tellement cela demanderait de temps…

Et si l’on occupait plutôt ce temps à lire ?

L’auteur de l’article a cette réflexion, que je partage à 100% : « TV has rarely changed me, sculpted my imagination or enriched my life on the profound level that books have. » (La télé a rarement changé ma vie, sculpté mon imagination ou enrichi ma vie aussi profondément que ce qu’ont pu le faire les livres.)

Reprenons possession de nos soirées en remplaçant Netflix, Facebook, Instagram… par la lecture. Ou, tout au moins, ne faisons plus de l’écran notre occupation « par défaut » pour toutes nos soirées. Réservons en seulement quelques unes par semaine à regarder nos séries préférées et consacrons les autres à la lecture : nous apprécierons ainsi davantage chacun de ces moments.

« Adieu à la boulimie d’écran ! » conclut à juste titre (de mon point de vue) l’article.

Publié dans Nouvelles

« Gloire »

Daniel Kehlmann

Lu en septembre 2020

Ebling, un réparateur d’ordinateurs hostile au téléphone portable finit par en acheter un et reçoit des coups de fil destinés à un certain Ralf.
Progressivement, il se prend au jeu et répond comme s’il était ce Ralf (qu’il pense être Ralf Turner, un acteur) mais il ne sait pas avec qui il communique car ses interlocuteurs, qui semblent bien connaître Ralf, pensent que leur nom s’affiche quand Ebling décroche.
Et puis un jour, plus d’appels…

Léo, un auteur à succès, se rend à une série de conférences, où il est speaker, dans un institut allemand, accompagné d’Elisabeth, qui semble avoir une profession soumise au secret (chaque fois qu’elle passe un appel ou en reçoit un, elle se cache de Léo).
Léo remarque la présence d’un affiche sur laquelle figure Ralf Tanner… et propose à Elisabeth de « s’enfuir » plutôt que de se rendre à la suite des conférences…

Rosalie, uns septuagénère atteinte d’un cancer incurable, contacte une association suisse qui aide les gens à mourir en leur demandant de boire un poison.
A plusieurs reprises, elle dialogue avec l’auteur qui l’a inventée.
Après plusieurs péripéties, Rosalie arrive à Zurich, à la fameuse association. Et là, grâce à la magie de l’écriture, l’auteur la fait retourner à sa jeunesse… puis elle s’évapore.

Ralf Tanner, acteur à succès qui approche la trentaine, se rend compte que toutes les personnes qui gravitaient autour de lui s’en éloignent : son téléphone reste muet. Et en voulant rentrer chez lui, il constate que quelqu’un a pris sa place…

Maria Rubinstein, auteure de romans policiers, est envoyée en Asie par Léo Richter pour participer à une soi§disant conférence de grand reporters. En fait, il n’y a que des journalistes de second plan à qui on fiat visiter différents sites du pays. Et chose étrange, à plusieurs reprises, à l’issue de la visite, on leur sert du rôti à la mayonnaise…
La veille du départ du groupe, l’hôtel où la délégation devait être logée s’étant trompé dans le calcul du nombre de chambres nécessaires, Maria est amenée dans un hôtel complètement vide, où elle sera oubliée : personne n’est venu la chercher pour l’amener à l’aéroport, comme on le lui avait indiqué. Et les choses se compliquent quand, un peu plus tard, un policier à qui elle demande de l’aide lui dit que son visa est périmé.
Et peu après, son portable, dont elle avait oublié le chargeur chez elle, tombe en panne de batterie alors qu’elle essaie d’appeler son mari, et son sac à main lui est volé : elle se retrouve donc sans argent et sans moyen de joindre qui que ce soit, dans un pays où très peu de personnes parlent anglais…
Dans un marché, elle tombe sur une vieille femme qui lui donne à manger et à boire et qui la ramène chez elle, où elle la loge et la nourrit en échange de tâches ménagères ingrates.

Miguel Auristos Blancos, un riche auteur de livres de « sagesse » écrit un texte allant à l’encontre de tout ce qu’il avait préconisé jusque là, puis fait mine de se suicider à l’aide d’un pistolet ; mais l’histoire ne dit pas s’il a appuyé sur la gâchette ou non…

Le chapitre « Contribution au débat », je suis incapable de le résumer : une orthographe volontairement aléatoire (qui fait penser à certains SMS), une conférence quelque peu étrange, l’évocation de Léo Richter (celui à la place de qui Maria Rubinstein s’est rendue en Asie)… Tout cela m’est apparu totalement confus.

Un chef de service dans une entreprise de télécommunications vit la semaine loin de sa femme, Hanna, et de ses enfants, qu’il retrouve le week-end.
Lors d’un cocktail, il rencontre Luzia et ils finissent la nuit ensemble.
Petit à petit, il s’installe dans sa « double vie », qu’il gère via son portable. C’est d’ailleurs là l’occasion de réflexions intéressantes de l’auteur sur la notion d’espace, qui est complètement chamboulée avec le téléphone portable : celui-ci permet en effet d’être appelé ou de joindre quelqu’un n’importe où sans que notre interlocuteur sache où nous nous trouvons.

Un jour, un collaborateur de l’entreprise de télécommunications découvre qu’il y a eu des erreurs d’attribution de numéros de téléphone et que des numéros déjà en service ont été attribués à de nouveaux abonnés…

Un livre assez perturbant et inclassable mêlant par moment plusieurs histoires, mais que j’ai trouvé très « prenant ».

Publié dans Développement personnel

« La vie en pleine conscience »

Elisha Goldstein et Bob Stahl

Lu en août 2020 alors que je cherchais des moyens d’être moins stressée au travail.

Dans le livre il est fait référence à la technique de méditation MBSR, qui a pour objectifs d’aider à réduire le stress et à augmenter la résilience (capacité à se construire et à vivre de manière satisfaisante malgré des circonstances traumatiques).

Je résume ici les principes énoncés par les auteurs pour vivre en pleine conscience…

  • Prendre conscience de tous ses sens avec l’état d’esprit du débutant, comme si on découvrait ce que l’on entend, ce que l’on voit, ce que l’on touche, ce que l’on sent, ce que l’on goûte.
  • Etre attentif à ses pensées, à ce que l’on se dit à soi-même, et être conscient du fait que l’on n’est pas ses pensées.
  • Pratiquer la patience, qui permet de développer la confiance et la maîtrise de soi.
  • Introduire du jour dans sa vie : chaque semaine, pratiquer une activité créative.
  • Prendre pleinement conscience des petites tâches du quotidien afin de diminuer le flot de pensées qui encombrent l’esprit.
  • Se connecter aux autres sans les juger, en les traitant avec bienveillance (sourire, écouter…).
  • Comprendre que chaque individu est imparfait et traiter ces imperfections avec bienveillance.
  • Choisir réellement les personnes avec qui on passe du temps.
  • Plusieurs fois dans la journée, prendre conscience de son souffle pour s’ancrer au moment présent.
  • Pratiquer la méditation tous les jours : trouver le moment le plus opportun dans la journée et se créer un lieu dédié.
  • Prendre conscience de sa respiration.
  • Etre attentif(ve) aux vagabondages de l’esprit : si c’est un sujet récurrent, le noter pour le traiter à un moment plus opportun.
  • Tenir un journal de gratitude.
  • Se connecter à des gens qui suscitent de la gratitude.
  • Cultiver la confiance en soi.
  • Pratiquer la bienveillance envers soi-même et envers les autres : cela aide à se préserver du stress et à renforcer son bien-être.
  • Oser l’amour de soi.
  • Apprécier sa joie et celle des autres.
  • Sourire plus souvent.
  • Se montrer généreux(se) envers soi-même (ex : prendre le temps de faire quelque chose pour soi) et envers les autres.
  • Savoir pardonner : cela diminue le stress et la colère.
  • Faire preuve de douceur.
  • Ecouter son corps pour connaître son état intérieur.
  • Ecouter ses émotions.
  • Lâcher prise.
  • Reconnaître ses peurs et les accompagner.
  • Pratiquer la marche en plein conscience.
  • Prendre le temps de se poser pour écouter les sons environnants.
  • Prêter attention à ce qui préoccupe constamment l’esprit.
  • Lorsqu’on porte un jugement (sur soi ou sur les autres), analyser le sentiment associé.
  • Eviter de se comparer aux autres.
  • Ouvrir sa conscience aux sensations, émotions et pensées.
  • Accueillir la vie telle qu’elle est, sans chercher à lutter.
  • Devenir plus conscient(e) de ses chemins de pensées.
  • Pratiquer l’équanimité
    Définition de Wikipedia = disposition affective de détachement et de sérénité à l’égard de toute sensation ou évocation, agréable ou désagréable
  • Ouvrir son coeur à la compassion envers soi-même, envers les autres, envers la nature.
  • Se montrer bienveillant(e), également envers les animaux et les plantes.
  • Pratiquer l’amour bienveillant envers soi-même et envers ses proches, en formulant des intentions chaleureuses.
  • Sentir l’interconnexion avec tout ce qui nous entoure.

L’esprit de performance voue au blocage car chaque fois qu’une attente n’est pas satisfaite, on a le sentiment de stagner.