MICHEL LE BRIGAND
Le parti d’écrire sur soi au quotidien permet d’apaiser les tensions inhérentes à notre condition d’être pluriel et de les surmonter.
Ecrire pour…
– se rappeler ce que l’on a à faire ;
– décrire une situation ;
– exprimer ce que l’on croit, mais aussi ses émotions (qui « servent à nous adapter à la réalité perpétuellement changeante ») ;
– réduire son niveau de stress ;
– être attentif(ve) au moment présent ;
– se décharger de ses émotions ;
– ne pas oublier ;
– se connaître ;
– y voir plus clair sur certains aspects de sa vie ;
– se défouler ;
– témoigner ;
– prendre conscience de ce que l’on pense ;
– exprimer ses émotions ;
– interpréter une situation ;
– progressivement mieux vivre une mauvaise nouvelle ;
– extérioriser un ressenti concernant un trouble ;
– interpréter une douleur afin de mieux l’accepter ;
– exprimer son ressenti et apaiser ainsi ses tensions internes ;
– trouver une solution face à une situation difficile ;
– analyser un conflit intérieur et prendre une décision permettant de le résoudre ;
– faire l’inventaire de ses résultats ;
– formuler ses désirs (à voir, à découvrir, à faire) ;
– synthétiser ses idées (sou forme de mind mapping par exemple) ;
– prendre de la distance à un moment où on sera en difficulté : à un moment où on se sent bien, rédiger une lettre « à ouvrir quand… ».
– établir son programme de la journée ;
– faire son « autoportrait » (passions, principes, ce qui a de l’importance pour soi…) ;
– se programmer des moments de détente (promenade, lecture…) ;
– formuler ses résolutions, mais aussi ses limites ;
– définir sa propre « charte de qualité de vie ».
Il est aussi possible d' »écrire dans sa tête » des phrases positives que l’on se répètera dans les moments d’anxiété.
Ecrire sur soi (…) répond au besoin d’attester sa présence au monde pour en être pleinement l’auteur.
Des formes d’écriture spécifiques :
L’écriture expressive consiste à écrire sur soi et pour soi.
L’écriture créative a pour vocation la production d’un texte voué à être lu par d’autres :
– écrire en écoutant une musique qui suscite de l’émotion ;
– pratiquer l’écriture automatique (écrire tout ce qui vient à l’esprit, sans réfléchir) ;
– composer des haïkus (3vers comprenant au total 17 syllabes, à propos de scènes de vie ;
– rédiger un slam, qui a pour objectif de « crier » quelque chose ;
– écrire à partir du résumé qui apparait sur Google quand on saisit un mot choisi ;
– dresser par écrit le portrait d’une personne croisée dans la rue.