Publié dans Théâtre

Knock

Jules Romains

Dans une cité rurale, Saint Maurice, Knock vient de prendre la succession du docteur Parpalaid qui, plutôt que de lui parler de ses patients, lui vente les mérites de son automobile.
Il rencontre ensuite, successivement, le tambour de ville (qui lui indique que le Dr Parpalaid ne faisait jamais appel à ses services), l’instituteur M. Bernard (qui l’informe que l’habitude de se faire soigner n’est pas très répandue chez les villageois) et le pharmacien M. Mousquet (qui lui précise que sa pharmacie n’est pas très prospère car le Docteur Parpalaid avait plus tendance à prescrire des « remèdes de grand-mère » que de rédiger des ordonnances.

Knock décide de proposer des consultations gratuites le lundi matin (qui s’avère être jour de marché).
Les patients commence à affluer dans son cabinet : Knock semble « deviner » le mal dont ils souffrent et, souvent, l’origine du problème…

Un jour, trois mois après sa transmission à Knock, le docteur Parpalaid revient dans le village et Knock lui montre les courbes qu’il a réalisées concernant le nombre de visites à son cabinet, le nombre de prescriptions… il est impressionné de la progression !

Le docteur Parpalaid paraît admiratif de la réussite de la « méthode » de Knock et lui propose de prendre sa place à Lyon pour qu’il puisse la pratiquer dans une grande ville, lui-même reviendrait alors à Saint Maurice.

M. Mousquet, le pharmacien qui passait par là, désapprouve cette proposition, mais la décision est prise…

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Cette pièce de théâtre, qui date de 1923, est en une satire de la médecine, du charlatanisme, mais aussi de la peur de tomber malade (hypocondrie).