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« Du bon usage de la lenteur »

Pierre Sansot

L’auteur commence par évoquer les « infatigables », ces personnes toujours débordantes d’énergie…

Il s’intéresse ensuite à la flânerie…

Le bonheur de la flânerie ne surgit pas de ce que nous dénichons par le regard mais dans la marche elle-même, dans une respiration libre, dans un regard que rien n’offusque, dans le sentiment d’être à l’aise en ce monde.

Puis il aborde les thèmes suivants :
– l’écoute,
– l’ennui positif,
– l’attente,
– la « province intérieure »,
– l’écriture,
– la symbolique du vin et de la vigne,
– la modération,
– l’inertie et le nonchalance,
– la culture, qui qualifie d’art des détours, de la vacance, des mots et des pas perdus ».

Dans les trois derniers chapitres, l’auteur évoque :
– la vie grouillante dans certaines rues de grandes villes ;
– le charme des gares (notamment les gares parisiennes) et l’attrait qu’elles suscitaient ;
– les plans d’eau, fontaines… qui ponctuent les paysages urbains ;
– les « coulées vertes », pas toujours heureuses ;
– les bancs publics qui, selon Pierre Sansot, devraient être ne plus grand nombre ;
– les supermarchés lieux de flânerie ;
– l’effleurement ;
– le repos : visite chez le coiffeur, bricolage, grasse matinée du dimanche, manger et boire, sieste ;
– le lever du jour, qu’il considère comme une naissance quotidienne.

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Le contenu est intéressant mais pas facile à suivre car on a le sentiment que l’auteur « passe du coq à l’âne ».

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« Indignez vous ! »

Stéphane Hessel

Lu en janvier 2019

Stéphane Hessel y fait le rapprochement entre l’indignation, que doivent susciter pour lui certains évènements contemporains de l’écriture du livre (2010), et l’esprit de la Résistance.

L’exaspération est un déni de l’espoir. Elle est compréhensible, ne dirais presque qu’elle est naturelle, je dirais presque qu’elle est naturelle, mais pour autant elle n’est pas acceptable. Parce qu’elle ne permet pas d’obtenir les résultats que peut éventuellement produire l’espérance.

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« Eloge de la folie »

Erasme

Lu en novembre 2019

Dans la Préface, Maurice Rat (écrivain, philologue, traducteur et critique littéraire français / 1891-1969) indique qu’il s’agit d’un « passe-temps de lettré en voyage ».

Il n’y a pas de chapitre, seulement des paragraphes, sur 81 pages.

L' »Eloge de la folie » est une sorte de méditation en marchant (ou plutôt à cheval) alors qu’Erasme voyage d’Italie en Angleterre, où il va retrouver son ami Thomas Morus.

Le narrateur, c’est la Folie, qui décrit ses propres effets sur les hommes, mais aussi sur les dieux.

Après avoir évoqué les principales formes de folie, la Folie s’attarde sur Philautie, l’amour propre, et sur Flatterie, qui sont très proches : la première s’exerce envers sois-même, la seconde envers les autres.

Elle s’intéresse ensuite aux poètes, aux grammairiens, aux écrivains, aux philosophes, aux théologiens, aux religieux, aux rois et aux « gens de cour », aux souverains pontifes, cardinaux et évêque… et ne se prive pas de faire largement référence aux Saintes Ecritures et aux interprétations qui en ont été faites.

Dans la « Lettre à Dorpius » qui suit l' »Eloge de la Folie », Erasme répond à un courrier que lui a adressé son amis Dorpius, porte-parole des théologiens. Il y évoque notamment les critiques de certains théologiens envers son « Eloge de la folie ».

Dame Nature, génitrice et fabricante du genre humain, a bien soin de laisser en tout un grain de folie.

Rien n’est plus sot que de traiter avec sérieux de choses frivoles ; mais rien n’est plus spirituel que de faire servir les frivolités à des choses sérieuses.

L’erreur est énorme de faire résider le bonheur dans les réalités : il dépend de l’opinion qu’on a d’elles.

Vocabulaire :
Dédicatoire = qui contient la dédicace d'un livre
Parangon de sagesse = exemple de sagesse