Publié dans Roman

« L’homme à la colombe »

Romain Gary (Fosco Sinibaldi)

Lu en août 2020

Au siège des nations Unies dans les années 1950, le secrétaire général convoque ses deux plus proches collaborateurs : un mystérieux « homme à la colombe » a été aperçu par plusieurs employés, tard le soir et, d’autre part, il semblerait qu’il y ait une « pièce perdue » dans le bâtiment. L’homme y aurait élu clandestinement domicile.

Il y a toutefois quelqu’un qui connaît l’existence de cette pièce, au 4e sous-sol du bâtiment de l’ONU : le cireur de chaussures, qui y retrouve régulièrement l’homme à la colombe…

Ce dernier est habillé en cow-boy. Il faut dire qu’il est originaire du Texas, où il s’occupait de chevaux dans le ranch de son père, jusqu’au jour où celui-ci; devenu riche suite à la découverte de pétrole sur ses terres, a décidé de l’envoyer étudier dans les meilleures universités du monde. Il est alors devenu un brillant étudiant et s’est pris de passion pour les problèmes internationaux, tant et si bien qu’il est parti se battre en Corée pour les Nations Unies. Et à son retour aux Etats-Unis, sa ferveur pour l’idéal onusien ne l’a pas quitté…

Un jour, il se brouille avec son père et se retrouve sans le sou. C’est alors qu’il fait la connaissance du cireur de chaussures de l’ONU, un Indien reconnaissable à son immense plume, qui lui propose de s’installer dans la « pièce oubliée », au 4e sous-sol du bâtiment de l’organisme.

Une autre personne connaît la cachette de Johnny : Frankie, une guide de l’ONU.

Bientôt des journalistes sont au courant de la présence de Johnny dans les entrailles du bâtiment de l’ONU et les journaux en font leur une… C’est ainsi que le Secrétaire Général apprend la présence d’un « locataire clandestin » dans les murs de son institution, où il a entrepris une grève de la faim. Il sait qu’il existe une « pièce perdue » : il l’a faite rechercher, mais en vain.

Un jour, profitant que la porte de la petite salle est restée ouverte, la colombe s’échappe… et va semer la panique parmi les participants de différentes réunions en cours dans les salles de l’ONU.
Johnny ayant appris que l’ONU avait fait appel aux services d’un faucon pour chasser sa colombe des locaux, décide d’aller la récupérer lui-même dans la salle du Conseil de Sécurité.

Plus tard, on le retrouve à l’extérieur du bâtiment, adulé par la foule.

De retour dans le bâtiment, il se replie dans la « salle de méditation », où il se plonge dans ses pensées idéalistes… Même Frankie, qui lui est très attachée, ne parvient pas à le faire revenir au « monde du réel » en lui proposant de retourner avec elle dans leur Texas natal. Et lorsque Frankie revient auprès de Johnny avec son cheval texan qu’il aimait tant, son père et d’autres cow-boys, Johnny, très affaibli par son jeûne, ne réagit plus. L’Indien, ancien cireur de chaussures de l’ONU, devenu très proche de Johnny, fait comprendre à Frankie qu’il n’y a plus rien à faire pour Johnny : son idéalisme l’a, en quelques sortes, emporté…

Sa ferveur idéaliste et sa volonté de sauver la plus belle idée du monde de la triste fin qui la menaçait étaient telles que, rapidement, il ne sentit plus qu’une exaltation merveilleuse et un sourire de ravissement vint illuminer son pauvre visage.

Seuls des rapports diplomatiques étroits, des réflexes rapides et une grande vigilance exercée sur leurs presses respectives permettent à ces deux grandes puissances [NDLR : L’URSS et les Etats-Unis] de maintenir un front cohérent : leurs différents restent intacts, leurs alliés rassurés et leurs caractéristiques nationales à l’abri de toute fâcheuse confusion


Le texte est limpide, facile à lire…

Romain Gary a publié « L’homme à la colombe » sous le pseudonyme de Fosco Sinibaldi car il exerçait, au moment où le livre est paru, des fonctions aux Nations Unies (au sein de la Mission permanente de la France auprès des Nations Unies) et ne voulait pas être embarrassé, dans ce cadre, par le ton satirique du roman concernant l’ONU.

Auteur :

Je me suis remise à la lecture de façon assidue en 2018... retrouvant ainsi ce qui avait été ma passion tout au long de mon enfance et mon adolescence.

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